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Mieux respirer pour mieux travailler

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Méditer n’est pas une chose facile. Beaucoup de pratiquants vous le diront, ils ont connu des hauts et des bas avant que la pratique véritablement s’installe à travers une régularité qui apporte tous ses bienfaits.

Les problématiques chez les personnes qui débutent sont les suivantes : La première est qu’ils « désirent » ou « veulent » méditer. C’est précisément cette envie qui paradoxalement les amène à ne pas y arriver…

La deuxième est qu’ils ont tellement mis des images colorées des influences médiatiques sur ce que signifiait « méditer » qu’ils sont déçus car le vécu qui n’a ensuite rien à voir avec l’expérience réalisée.

Comment dépasser ces deux problèmes ? Je préconise d’arrêter de méditer pour enfin se dessaisir de cette « envie » et pouvoir ainsi se rencontrer dans une expérience tout à fait nouvelle. 

Respirer en pleine Présence, c’est 3 éléments faciles à mettre en place.

  1. Quelques exercices physiques très simples à réaliser sur une chaise afin de détendre la cage thoracique, la colonne vertébrale et le diaphragme où se cristallisent les émotions et toutes les petites frustrations quotidiennes.
  2. Une visualisation du souffle à travers tout le corps
  3. Un exercice de pleine présence pour se maintenir dans la respiration consciente.

La respiration « en présence »  apporte déjà de nombreux effets positifs sur l’organisme. Il ne s’agit pas seulement de respirer mais d’apprendre à faire confiance à son corps et de réconcilier ainsi le corps et l’esprit. Cette respiration crée une homéostasie totale à travers le corps. Détendre les muscles et les tensions nerveuses apaise les émotions et le flux des pensées, cela stimule alors le nerf vague qui ensuite renvoie au cerveau l’information que tout est « ok ».

Ce processus est purement physiologique et lorsque l’homéostasie (l’équilibre corps/esprit) est atteinte et que le calme et le silence intérieur se font, l’état méditatif peut émerger… ou non mais cela n’a aucune importance car dans tous les cas, les participants auront eu un moment pour se détendre et se relaxer mais surtout pour prendre conscience de leur respiration et apprendre par une pratique répétée à maintenir un calme plus profond et ainsi garder un mental calme capable de mieux appréhender les situations problématiques.

Apprendre à respirer c’est apprendre à vivre. Nous passons la quasi-totalité du temps à maintenir une respiration en apnée haute qui consiste à bloquer l’air dans les poumons. C’est cela qui cristallise les mauvais états émotionnels dans tout le corps et font naître des troubles physiques importants. Ils se traduisent par des absences répétées que les entreprises connaissent bien.

Les raisons d’une respiration discontinue et chaotique peuvent être multiple et l’entreprise a aussi sa part de responsabilité. Apprendre à respirer n’est donc pas une solution miracle. Il est nécessaire pour les entreprises aussi de s’interroger sur la façon dont peut-être le management participe à produire ces phénomènes.

Ce module est un outil pratique qui a pour but d’améliorer le bien-être et la concentration des collaborateurs car ils peuvent ainsi délivrer un meilleur travail avec un moindre effort.

Vers une doctrine du bonheur…

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De plus en plus d’études relatent « une science du bonheur ». Des universités aussi prestigieuses que le M.I.T ou encore Harvard travaillent cette question du bonheur depuis déjà de nombreuses années, au point même d’en avoir décrété que c’était une science. Après tout pourquoi pas… Faire de la capacité de s’élever « une science » de l’être revient à poursuivre l’activité des Sagesses orientales telles qu’elles avaient pour but d’être initialement distribuées. Cette approche bien qu’interessante sur de nombreux points pose aussi un problème actuel qui est la création d’un « dogme du bonheur ». Faut-il être heureux à tout prix ?

 

De la même façon que la religion donnait en son temps des règles à suivre pour être reçu au « Paradis », la science dogmatise en donnant des règles à suivre pour accéder au saint des Saints, le « bonheur » avec le risque d’installer ce qui est déjà en train de se produire, une forme de « dictature sociale du bonheur ». Le dogme à la facheuse tendance qui est celle de créer une façon unique de penser et d’enferme les individus dans des pratiques plutôt que dans une liberté de conscience à se penser par soi-même.

 

Ainsi, nous trouvons tout un tas de conseils utiles mais qui à force d’être mal compris dans leur origine sont ensuite mal interprétés et deviennent des injonctions concernant la nourriture, le sport, les activités en pleine nature, la méditation etc.,.

 

Cela ne signifie pas qu’il faille tout jeter en bloc. Il s’agit de rester soucieux d’offrir des outils aux individus sans les priver d’une véritable liberté de conscience qui ouvre l’esprit en continue au flux de la vie avec ses défis.

 

Offrir des outils au bonheur avec leurs modes d’emploi est nécessaire à condition également que ceux qui cheminent sur cette voie gardent à l’esprit la possibilité puis la nécessité de transgresser les principes qui les encadrent afin de ne pas réduire le bonheur à une science et surtout à un dogme qui les emprisonnent ensuite dans une compréhension unique de vivre le bonheur.

 

Nos Sociétés occidentales ont encore bien des difficultés à ne pas dogmatiser puis endoctriner chaque découverte qui peut soutenir le bien commun et l’apaisement des souffrances. Cette « façon de faire » crée une forme de bien-pensance fustigeant tous ceux qui n’y adhèrent pas ou qui proposent des méthodes alternatives. Cela dénote d’un manque évident de tolérance qui est paradoxal à cette démarche du bonheur et que l’on peut notamment observer actuellement dans le véganisme, pour donner un exemple concret (même si heureusement, tous les gens qui se réclament de ce mouvement ne sont pas des dictateurs). La tolérance, le respect de la différence et la bienveillance sont des qualités importantes si l’on désir vraiment un monde socialement plus apaisé et donc créateur d’un bonheur collectif.

 

Les outils et conseils pratiques que sont la méditation, les heures suffisantes de sommeil, du temps pour soi et pour partager des moments de vie agréables en famille et avec des amis(es) sont des évidences. Il est pourtant nécessaire de les rappeler en ces temps ou produire toujours plus et plus vite et avoir toujours des projets qui remplissent nos existences est aussi une réalité qui ne laisse aucune place à la possibilité de se penser soi-même. Cependant, il ne faut pas oublier qu’une activité professionnelle qui est en accord avec des valeurs profondes est aussi primordiale à la construction du bonheur.

 

La question que peuvent se poser toutes celles et ceux qui souhaitent être plus heureux est : Comment trouver « en soi » les éléments qui sont sources de bonheur au-delà des méthodes offertes ?

 

La méditation devrait à ce juste titre être l’outil indispensable pour se questionner et non être objétisée comme un médicament miracle pour régler les maux du quotidien. C’est « vous » ce miracle capable de faire de votre existence une nouvelle réalité. C’est « vous » le médicament dont vous avez besoin. Comprenez que le bonheur ne viendra jamais de l’extérieur.

 

La méthode n’est présente que pour quadriller intelligement le terrain et semer des graines à se penser soi-même afin de déconstruire les schémas qui génèrent des difficultés à se rencontrer mais non pour asservir les individus à une quelconque doctrine que ce soit du bonheur ou du travail.

 

C’est en apprenant à aller chercher ce qui est bon pour soi depuis cette intériorité qui est la Source, que chacun conviendra aisément de ce qui est favorable ou non aujourd’hui à son bonheur.

 

Ainsi, nous garderons une liberté de conscience capable de réaménager continuellement son existence en fonction de cette science de l’être qui est basée avant tout une écoute et une compréhension intérieures et non selon des injonctions extérieures toujours plus pesantes qui privent de liberté de penser et d’être.

 

Le bonheur est la conséquence d’un épanouissement. L’épanouissement est la conséquence d’une activité équilibrée. L’activité équilibrée est la conséquence d’une écoute intérieure profonde.

Auteur Cyril Léger

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