some image

Tag pleine conscience entreprise genève

Bienveillance et Esprit de coopération

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , blog, Le Bonheur au Travail, News, timeline
featured image
Photo by Dylan Gillis on Unsplash

Bien que les temps soient difficiles dans certains secteurs de l’économie et que la concurrence entre les entreprises et la compétition entre les hommes sont loins d’avoir dit leurs derniers mots. Il est cependant heureux de constater que de plus en plus de managers et CEOs cherchent malgré tout comment développer un vrai et bel esprit de coopération dans l’entreprise. 

Nous savons aujourd’hui à quel point la bienveillance est la clé de l’esprit de coopération. Pour autant, comment appliquer la bienveillance sans tomber dans une harmonie de façade empêchant les choses importantes d’être dites et de pouvoir faire progresser le projet de l’entreprise ?

Je retrouve souvent cette problématique dans les entreprises dans lesquelles j’interviens. La peur du conflit tout comme le désir trop fort d’en découdre engendrent une zone de flottement dans laquelle les collaborateurs glissent. Il s’installe alors une sorte de laisser-faire et un manque évident de communication propices aux conflits inévitables où les règlements de comptes infectent ensuite les relations et la vie dans l’entreprise. Laisser-faire n’a rien à voir avec la bienveillance qui au contraire ne laisse pas la confusion s’installer et utilise la confrontation jamais dans le but de nuire mais de mettre en lumière le problème ainsi que les ressources à dispositions pour installer des solutions durables.

Si le rôle du CEO est de porter une vision et de s’assurer d’apporter à ce titre, tous les moyens à sa réalisation, le manager quant à lui, doit assurer la mise en œuvre de la vision en apportant non seulement ses compétences mais aussi toute son aide physique, psychologique et aussi en s’appuyant sur une certaine intelligence émotionnelle qui sans elle, ne laisse que peu de place à l’autre.

La bienveillance est la capacité à entrer directement en interaction avec les problèmes dans l’entreprise avec le désir de sérénité et de pérennité en posant la question : comment je peux vous aider ? Quelles solutions avez-vous imaginez pour améliorer l’intelligence collective dans l’entreprise sans nuire aux autres collaborateurs ? Qu’est-ce que je peux faire à mon niveau qui pourrait vous permettre de réussir à réaliser vos objectifs ?

J’ai aussi pu constaté que de nombreux collaborateurs se retrouvent avec les années sans un cahier des charges clair. De là vient la nécessité de clarifier les rôles de chacun dans l’entreprise afin que personne n’usurpe la responsabilité d’un autre ou s’échappe de son devoir. Un certain nombre de collaborateurs ont l’impression de ne plus faire le travail pour lequel ils ont été initialement recrutés.

La bienveillance consiste à encadrer les relations et à entrer de pleins-pieds, là où les problèmes se matérialisent. Pour cela, la parole des collaborateurs doit être libre et considérée avec respect. Libérer la parole dans ses équipes est la plus sûre façon de connaître la véritable cause des problèmes.

Le rôle de manager est difficile. Ceux qui agissent avec bienveillance considèrent chaque collaborateur comme son égal avec simplement une distinction dans le cahier des charges et non dans un rapport de pouvoir où la domination menace les collaborateurs. C’est de cette bienveillance-là que l’on crée un véritable esprit de coopération en permettant à chacun d’offrir le meilleur de lui-même sans avoir peur d’échouer ou de ne pas avoir les ressources nécessaires. Chaque collaborateur saura qu’il peut à chaque instant demander de l’aide et être soutenu dans son effort sans être considéré comme faible ou inefficace. Par ce que justement, le collaborateur aura su voir et déterminer des complications pouvant gêner la réalisation du projet de l’entreprise.

À ce titre, chacun est invité à accorder aux autres le bénéfice du bien et non celui du doute car c’est de cette façon que nous pouvons apporter une aide sincère et solide. Ainsi, tout le monde à son niveau peut devenir un agent qui fluidifie et apaise les relations au sein de son entourage.

Comment puis-je vous aider ?

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , blog, Le Bonheur au Travail, News, timeline
featured image
Brise les règles. Améliore le système.

C’est avec cette question que Max, le protagoniste d’une série nommée « New Amsterdam », débute l’aventure. Ce directeur fraîchement embauché pour diriger un hôpital de renom met les pieds dans le plat dès son arrivée afin de faire comprendre à l’ensemble du personnel que c’est l’humain qui doit être au centre de chaque préoccupation de l’hôpital et non les honoraires facturés, ni les petites magouilles internes pour gagner du temps, de l’argent et produire une forme contemporaine d’esclavagisme.

Cette série est inspirée d’une histoire vraie. Nous sommes là au cœur de l’aventure humaine, au centre de ce qui demande aujourd’hui à être transformé. Débuter chaque journée en se posant cette simple question, c’est déjà commencé à servir l’humanité dans une dimension appréhendable par chacun.

Comment puis-je vous aider ?

Chers managers et chefs(fes) d’entreprise, cette phrase signifie ; comment je peux me mettre au service de votre idée ? Comment puis-je participer à ce que votre projet au sein de l’entreprise se concrétise. Il s’agit bien là du nouveau leadership qui se veut bienveillant et accompagnant mais surtout pas maternant.

La méthode peut sembler brutale car il est question de briser les règles et cela demande du courage et de l’éthique. La méthode doit permettre d’améliorer le système pour le rendre plus humain et non plus chaotique.

Cet état d’être et façon de faire responsabilisent chaque acteur au sein de sa dimension. Nous sommes là en présence de l’esprit de coopération. Le fait même qu’une série télévisée aborde la coopération à travers le divertissement symbolise le progrès humain et sa capacité à projeter dans un mental collectif, un idéal nouveau pouvant se réfléchir sur nos Sociétés modernes et inspirer nos gestes au quotidien.

Servir équivaut à se mettre en mouvement au travers d’un idéal plus large. Ceci n’est pas une mince affaire mais réfléchissez un instant si nous tous débutions notre journée par cette simple question… Comment puis-je vous aider ?

Lettre ouverte aux employeurs et aux ressources humaines sur la méditation

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , blog, Le Bonheur au Travail, News, Stress, timeline
featured image

Si certaines entreprises peinent encore à proposer des activités à leurs employés pour garantir une meilleure santé et un plus grand accomplissement au travail, d’autres ne lésinent pas sur les moyens pour développer tout ce qui peut améliorer la santé et la productivité.

La Méditation est de plus en plus présente dans les entreprises en Suisse mais qu’est-ce qu’elle a de plus que les autres activités que les entreprises proposent déjà ?

Permettez-moi de vous poser la question suivante : Combien avez-vous investi ces cinq dernières années en coaching, formations et activités pour améliorer l’efficacité du travail et le bien-être de vos collaborateurs ?

Cela va de quelques milliers à plusieurs centaines de milliers de francs selon la taille de l’entreprise par année.

Les offres actuelles de formation et de coaching sont très nombreuses et répondent à toutes les problématiques que les entreprises rencontrent dans leur parcours pour réaliser les objectifs fixés. En voici quelques-unes parmi une longue liste.

  • Apprendre à mieux gérer son temps
  • Apprendre à mieux gérer le stress
  • Apprendre à mieux gérer les conflits
  • Apprendre à mieux gérer ses émotions
  • Apprendre à mieux animer ses équipes
  • Apprendre à mieux définir et réaliser ses objectifs
  • Stimuler la coopération entre vos collaborateurs
  • Comment acquérir de nouveaux clients
  • Etc,.

Vous l’avez compris, il y a énormément d’offres sur le marché qui aident les collaborateurs dans leurs activités journalières afin de les rendre plus efficaces.

Cependant, quel est véritablement le retour sur investissement de toutes ces formations et sur le nombre réel de collaborateurs qui les utilisent au quotidien ?

L’expérience et les discussions menées avec des collaborateurs et des chefs d’entreprises amènent à observer la situation de la façon suivante.

Tous ces outils sont très utiles et efficaces mais pourquoi si peu de collaborateurs prennent le temps de les utiliser ? Pourquoi en définitive, ils apportent si peu de résultats concrets ?

Avec beaucoup de sincérité dans les discussions, il ressort que les chefs d’entreprise se sentent obligés de financer ces formations car s’ils ne le faisaient pas la dégradation du travail serait irréversible. Les collaborateurs avouent être pris en tenaille toute la journée entre les obligations et les deadlines (dates butoires). Par conséquent ils agissent comme des robots, par automatisme. Ils n’ont pas le temps de s’interroger et surtout de se rendre compte quand quelque chose dysfonctionne dans leur perception. Garder “la tête dans le guidon” tout le temps est pourtant la garantie de créer une atmosphère qui favorise les erreurs de jugement et d’action.

Dans cette posture toujours en mouvement, ils n’ont par conséquent, pas l’opportunité d’entendre les symptômes annonciateurs du chaos qui suivra, alors ils réagissent lorsque la maladie est présente uniquement. Parfois, ce n’est pas seulement au sens figuré que les gens tombent malade et le taux d’absentéisme en est la pleine démonstration.

Les outils sont disponibles mais ils demeurent comme ces médicaments prescrits par le médecin mais qu’on ne prend pas jusqu’au bout car on les oublie, parce que la conscience d’être malade n’est pas fermement admise ou encore on ne les pense pas si utiles que ça pour se guérir ou enfin et pire que tout peut-être… On se pense déjà guéri. Là est le signe d’une rechute probable.

C’est à ce moment que la Méditation devient intéressante. Elle offre, chaque jour un espace de calme et de silence pour s’écouter, s’observer et comprendre ce qui ne fonctionne pas et pourrait être corrigé.

Aujourd’hui, nous considérons la Méditation comme un outil de bien-être… Pourquoi pas ! C’est vrai que cela y participe. Nous la considérons aussi comme un outil valable pour mieux gérer les situations et émotions responsables du stress. C’est également vrai, mais nous passons encore à côté de la véritable spécificité de la Méditation.

Si vous avez mal quelque part, allez-vous voir directement un médecin ? Cela va dépendre de la douleur. Si elle est tenable alors vous patienterez mais si elle devient insupportable alors vous courrez vous faire soigner. Le seul moyen d’arrêter la douleur, sera de prendre les médicaments prescrits.

C’est exactement ce qui se passe dans de nombreuses entreprises. Les collaborateurs ont des difficultés, on leur donne des outils mais ils les utilisent peu ou pas vraiment tant que c’est supportable. Ils ont beau savoir que ce serait mieux de les utiliser, beaucoup ont du mal à changer leurs habitudes même pour celles qui assurent plus d’efficacité et de bien-être. On peut être bancal et s’être habitué au point de ne pas vouloir se réaligner.

Lorsque vous prenez conscience que vous n’avez pas entendu les symptômes se manifester et que vous êtes en définitive plus gravement malades que vous le pensiez, alors vous prenez les médicaments du médecin et si vous devez changer des habitudes pour cela, vous le faites car vous savez que votre vie en dépend. Il est triste de devoir en arriver à ce stade parce que nous n’avons pas su entendre ces symptômes. C’est la présence de la maladie qui aura pour effet de nous faire réagir.

Les personnes qui méditent deviennent par la pratique régulière plus sensibles à leur bien-être et à leur efficacité dans le travail car ils comprennent et savent par l’expérience que c’est une source d’apaisement mental et émotionnel. Ils apprennent à entendre les symptômes et à réagir avec lucidité et discernement avant que la maladie se déclare. La Méditation ouvre l’esprit à devenir plus flexible et souple pour accepter les changements nécessaires à l’accomplissement.

Cela explique pourquoi les neurosciences notent des résultats positifs de la pratique méditative sur le système immunitaire, la pression artérielle, la régulation hormonale, la gestion positive des émotions, etc,.

La Méditation par conséquent n’est pas un outil comme les autres, c’est un « supra-outil » qui permet ensuite de mieux utiliser tous les autres outils qu’offre l’entreprise. C’est la raison pour laquelle, on ne peut pas seulement définir la Méditation comme une activité de bien-être ou de gestion du stress. Cela limite la Méditation dans un champ opératoire alors qu’elle offre aux pratiquants comme à l’entreprise beaucoup plus que cela.

Le centrage intérieur et la souplesse d’esprit développés par la Méditation sont sources de bienveillance et de bonne volonté dans la coopération des équipes. Ces qualités de présence apportent beaucoup individuellement ainsi que pour l’activité de groupe à travers les échanges et le partage.

Bien sûr, ce n’est pas après trois ou six mois de pratique que les choses vont changer. L’investissement doit se faire sur le long terme afin de permettre un changement en profondeur.

Cyril Léger

Photo by Bethany Legg on Unsplash