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La Méditation, le fantasme du bien-être en entreprise

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La méditation fait de plus en plus parler d’elle et nous continuons à voir tout plein d’informations dont la plupart alimentent un certain fantasme du bien-être qui n’a rien à voir avec cette pratique ancestrale. Bien sûr qu’on ressent du bien-être à travers l’activité de la méditation mais ce n’est pas un critère de satisfaction ou de recherche, il s’inscrit plutôt comme une conséquence effective à prendre du temps pour soi, à respirer et à détendre son corps dans l’instant présent. Ce sont là, les premières phases essentielles pour aligner son corps physique, émotionnel et mental. Nous pensons que la méditation permet le développement des qualités humaines alors qu’elle aurait plus tendance à déconstruire nos croyances et fausses interprétations du monde. De cet effort à plonger dans la vérité de l’instant, se déploie un processus de révélation des qualités humaines qui trouvaient jusqu’alors des difficultés à s’exercer. La révélation devient quant à elle un effet de conséquence et non à nouveau un but à atteindre.

La méditation, par sa pratique quotidienne engendre une décontamination avec son environnement social, culturel et familial. N’espérez pas voir disparaitre vos défauts ou votre stress car ce serait vous bercer d’illusions. Cependant, lorsque les qualités se révèlent à notre lumière, nous devenons plus ouverts et enclins à accueillir les autres ainsi que les événements courants de la vie en accompagnant le mouvement, le flow et non plus systématiquement en se positionnant en réaction et donc en dualité face à eux. Nous cessons d’avoir peur des autres, de notre passé et du lendemain. C’est alors la confiance, la simplicité et l’évidence qui guident nos actions car nous avons une vision claire de notre vie et de sa direction sans jamais pourtant connaître le but final. Cela a bien évidemment un effet sur le niveau de stress des individus mais encore une fois, cela se traduit comme une conséquence et non un but à atteindre.

À cause de notre incapacité à gérer les problèmes en se positionnant en hauteur, nous les observons depuis le bas et conditionnons toujours nos actions et efforts vers la recherche de solutions au lieu de créer un nouveau système. De ce fait, beaucoup de personnes et techniques ont désubstantialisé la méditation de son essence afin de la rendre accessible aux critères des entreprises.

Nous pouvons bien sûr nous réjouir de voir de plus en plus d’entreprises manifester leur intérêt pour cette pratique et j’encourage moi-même cette démarche car plus il y aura de personnes qui méditeront dans le monde et plus vite un changement drastique se fera sentir. La méditation n’apporte pas la paix dans l’entreprise mais offre la capacité à manifester les ressources nécessaires afin de traverser toute les transitions sociétales actuelles.

Le monde a aujourd’hui besoin d’hommes et de femmes responsables et la méditation peut apporter son aide dans ce processus mais cessons de voir cette pratique comme un remède miracle au stress et au manque de productivité des entreprises.

Les 5 premières phases de la méditation

La déception

1. Toutes les personnes qui débutent la méditation ont pour but de répondre à un besoin plus ou moins pressant. La plupart d’entre vous seront déçus car vos attentes créent des désirs qui ne trouveront pas satisfaction. La raison est simple, la méditation nous amène à demeurer là où nous devons être et non là où nous souhaitons être.

Le bruit

2. Principalement les personnes viennent chercher le calme, voir la paix et pourtant elles ne trouveront dans leur méditation uniquement ce qu’elles emportent continuellement avec elles, c’est-à-dire le bruit incessant des pensées. Ceux qui aspirent à la paix se sentent alors confrontés à tous les conflits intérieurs qui occupent leur vie, ceux qui recherchent l’amour ressentent l’isolement et le rejet. Les sentiments d’angoisse, de colère et même de détresse peuvent survenir dans ces premiers moments de méditation. Bien que peu agréables, ces moments nous informent pourtant que nous sommes correctement installés dans l’exercice de la méditation.

La douleur

3. Arrive ensuite tous les inconforts physiques, les douleurs que les activités physiques ou sportives et quotidiennes provoquent ou pouvant provenir aussi de l’absence d’activité. L’envie de bouger, de se défaire de cette position immobile est grande, elles marquent les résistances du corps que l’on frustre dans ses désirs de liberté. Pourtant, là aussi ce sont des effets nous informant que nous cherchons à dominer le corps physique, ce qui est un aspect positif.

Ces trois premières étapes sont celles qui s’apparentent à « l’alignement » selon une ligne intérieure basée sur le fait que le corps physique, émotionnel et mental doivent revenir à un état de calme si l’on souhaite pouvoir accéder à la partie plus technique de la méditation.

La relaxation profonde que demande la méditation est un effort à la fois physique afin de maintenir l’immobilité malgré les douleurs ensuite un effort émotionnel, tout d’abord pour observer les émotions qui occupent notre espace et pour maintenir l’acceptation de cette réalité sans chercher à les modifier, ce qui amène ensuite le corps émotionnel au point zéro où plus aucune émotion ne vibre. Et enfin un effort mental pour lâcher prise sur les pensées qui nous préoccupent afin de prendre conscience de l’état mental actuel et permettre ainsi de défusionner d’avec tous ces éléments qui matérialisent notre réalité dans l’instant.

Cet apprentissage dans l’instant présent devient le lieu où la réalité de notre vie s’accomplit. Là où les habitudes ont été prises de se débattre avec les douleurs, il n’y a plus qu’à les observer dans les messages de vérité qu’elles cherchent à nous délivrer. Nous ne les entendons pas la plupart du temps car nous sommes affairés à exister en mode automatique.

La respiration

4. Le souffle physique, organique comme un ami patient et intime manifeste tangiblement la réalité de notre existence. La respiration nous amène instantanément dans l’instant présent, là où la réalité palpable démontre les défis du quotidien. Apprendre à respirer en conscience permet d’accompagner les événements en reprenant contact avec ce précieux présent. La respiration unifie consciemment le corps et l’esprit et déploie l’harmonie. Le manque de présence au quotidien amène cette séparation et nous perdons ainsi le contact avec le présent et l’intelligence de l’expérience qui s’y déroule.

Le silence

5. Le silence comme étant une absence de bruit n’est que le départ du processus car ensuite il devient un espace, un lieu de recueillement pour enfin devenir un état d’être, une réalité de l’esprit que nous sommes. Nous percevons alors que le silence est ce qui prévaut à toute manifestation matérielle de la pensée et du geste qui s’ensuit, c’est donc là, dans ce silence impérieux que la Pensée existe, se créer et trouve le moyen de se manifester à soi-même.

La méditation consiste à aller « Penser » en dehors du flux des petites pensées qui préoccupent notre quotidien. Méditer, c’est Penser à hauteur d’âme, dans la conscience Universelle, c’est Penser au plus haut de notre conscience, c’est aller au-delà de toutes les formes jusque dans le vide, dans la vacuité absolue où puisque plus rien n’existe, nous sommes au cœur de la vérité éternelle. Ni voyez pas là une quelconque prouesse spirituelle, cela n’a rien d’exceptionnel et toute personne pratiquant avec assiduité et discernement la méditation conviendra de ce fait.

En conclusion…

Toutes ces phases intermédiaires ne sont pas à minimiser car elles offrent l’accès à l’état méditatif. Ce sont également ses quatre premières phases de la méditation qui sont plus apparentées à la relaxation profonde qui permettent de récupérer un sommeil de qualité et par conséquent de renforcer le système immunitaire offrant ainsi une meilleure santé physique que relatent les articles sur la méditation faute de ne pouvoir en évoquer les vérités primordiales. Ces temps de contact avec soi-même offrent une lecture des émotions plus lucide et plus tard des schémas de fonctionnement qui sont à l’origine de l’amélioration dans les relations que nous entretenons avec l’entourage. Pour finir, cette présence maintenue dans l’instant présent clarifie et aiguise la perception que nous avons de notre vie.

La méditation n’a rien d’un voyage paisible au pays des câlins intérieurs. Cela demande au contraire un effort, une tension intérieure à se maintenir dans l’instant présent qui n’a aucun but et c’est précisément cela qui permet de rentrer en contact avec cette partie intime de soi où tout est vrai, vibrant et rayonnant.

Pourquoi devrais-je marcher ?

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marche 4Si la méditation offre le maintien d’une sensation de paix intérieure, d’un esprit clair par des pensées et émotions contrôlées, la marche permet de mettre en mouvement et d’aligner le corps avec l’esprit. C’est une respiration où l’on inspire avec la méditation et l’on expire avec la marche. Ces deux mouvements n’en font alors plus qu’un seul et redonnent à ceux qui pratiquent la marche une qualité de vie dans l’instant.

Marcher, c’est rentrer à nouveau contact avec la nature, l’espace et l’horizon et paradoxalement cette connexion vers l’extérieur développe un profond bien-être intérieur. Notre corps étant à la fois minéral, végétal et animal, il n’est pas étonnant que la marche en forêt, dans un parc, pied nu dans l’herbe, au bord d’un lac ou de la mer soit à la fois aussi vitalisante et apaisante.

Il ne s’agit pas seulement de marcher pour faire fonctionner ses muscles mais d’observer pendant la marche une certaine conscience à la vie foisonnante qui nous entoure, être présent à la beauté du ciel, des nuages, des arbres, des fleures, des oiseaux, des insectes comme à soi-même. Observez comment votre respiration tout en marchant lentement harmonise l’espace intérieur et extérieur.

Alors la marche devient un voyage et nous transforme car c’est ensuite avec ce qui nous reste du lien, que nous avons tissé avec cet environnement que nous abordons notre journée de travail, nos collègues, nos amis(es) et notre famille.

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Pourquoi devrais-je marcher?
« La marche est le meilleur remède pour l’homme ». Cette phrase, supposément prononcée par Hippocrate il y a deux mille ans, s’applique encore plus de nos jours. Elle est surtout vraie pour les sociétés industrialisées. Les nouvelles technologies n’ont pas seulement transformé notre manière de travailler, mais ont encore plus profondément influencé nos habitudes de vie en réduisant l’effort physique nécessaire pour accomplir la plupart des activités quotidiennes (à l’exception des sports).
Nous pouvons nous adonner à la marche pour le plaisir, mais aussi pour améliorer notre santé en l’intégrant à notre routine quotidienne. On ne peut pas surestimer les nombreux avantages de la marche puisqu’ils sont appuyés par des preuves scientifiques solides.*
* « Physical Activity and Health: A Report of the Surgeon General. US Department of Health and Human Services, 1996
* « National Service Framework for Coronary Heart Disease. UK Department of Health, 2000

Quels sont les bienfaits de la marche pour la santé?
Marcher régulièrement agit directement sur les appareils circulatoire et locomoteur :
• en réduisant le risque de maladies du coeur et d’accident vasculaire cérébral;
• en faisant baisser la tension artérielle;
• en diminuant le taux de cholestérol sanguin;
• en augmentant la densité osseuse, ce qui prévient l’ostéoporose;
• en atténuant les conséquences négatives de l’arthrose;
• en soulageant les maux de dos.

Marcher régulièrement améliore aussi l’état de santé général et la longévité. Selon le rapport du Directeur du département de la Santé des États-Unis, les marcheurs vivent plus longtemps et ils ont une meilleure qualité de vie.

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Amélioration de la condition physique
Marcher régulièrement signifie marcher quotidiennement, ou au moins quelques fois par semaines, pendant au moins 30 minutes. Marcher régulièrement, tout comme les autres activités physiques douces et modérées qui font appel au corps en entier, peut grandement améliorer votre capacité aérobique et votre fonction cardiorespiratoire. De plus, lorsque vous marchez régulièrement, vous réduisez les risques de :
• Se fracturer la jambe ou la main en tombant, car les os sont plus solides.
• Se blesser, car les articulations ont une meilleure amplitude de mouvement et les muscles sont plus flexibles.

Amélioration du contrôle du poids
Votre poids reflète l’équilibre entre les calories que vous absorbez en mangeant et les calories que vous dépensez lors de vos activités physiques quotidiennes. En marchant pendant 30 minutes, vous parcourez une distance de 2,0 à 2,5 km et vous brûlez environ 125 calories (520 kilojoules). Cela peut sembler peu, mais si vous marchez cinq jours par semaine pendant un an, vous dépensez plus de 32 000 calories, ce qui brûle plus de 5 kg de gras. De plus, les dernières découvertes scientifiques montrent que la marche procure encore plus de bienfaits si vous brûlez un minimum de 2 000 calories par semaine en marchant (environ 8 heures de marche par semaine).

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Amélioration de la santé mentale
La marche, surtout quand vous marchez en bonne compagnie et dans un endroit agréable, réduit la dépression et l’anxiété. De plus, les marcheurs sont souvent de bons dormeurs.

Amélioration du processus de guérison
La marche lente est souvent recommandée aux gens qui souffrent de différents troubles de santé.
Au début, vous ne ferez peut-être que de courtes distances, mais, si vous persévérez, vous pourrez rapidement augmenter la distance et accélérer votre guérison.

Sources : Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail

La souffrance au travail

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Voici un article avec des chiffres édifiants concernant la souffrance au travail en Suisse.

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Les Suisses souffrent de plus en plus au travail. Une évolution qui affecte non seulement la productivité du pays, mais aussi la santé de la population. Et malgré les cris d’alarme lancés par les spécialistes, le mal reste largement occulté par les milieux politiques et économiques.

Avec un taux de chômage de 3,2%, une place enviée de championne du monde de la compétitivité et une dette publique quasiment inexistante, la Suisse fait figure d’ovni au milieu d’une Europe en plein marasme. Réputés assidus à la tâche et attachés à la valeur du travail, les Suisses tiennent à préserver leur modèle économique.

Mais la médaille a également son revers: plus d’un tiers des Suisses se disent surmenés au travail, un chiffre en augmentation de 7% sur dix ans, selon le secrétariat d’Etat à l’économie (SECO). Le stress chronique et ses conséquences sur la santé (dépression, burnout, maladies cardio-vasculaires, problèmes musculo-squelettiques, etc.) font grimper le taux d’absentéisme et induisent des effets négatifs sur la productivité.

Selon des estimations jugées crédibles par le SECO, les coûts pourraient s’élever à 10 milliards de francs par année pour les entreprises et la collectivité. Dans un rapport publié en 2010, l’Office fédéral de la statistique met le doigt sur la forte exposition des travailleurs aux risques dits psychosociaux, qui ont désormais pris le pas sur les risques physiques: 41% des personnes interrogées disent ressentir de fortes tensions psychiques au travail.

Une situation qui se dégrade

Ces études sont encore loin de cerner la véritable ampleur du problème, soulignent pourtant les spécialistes. «La situation est critique depuis une dizaine d’années mais elle s’est encore empirée depuis 2008», affirme Brigitta Danuser, directrice de l’Institut universitaire de santé au travail de Lausanne.

Psychiatre genevois spécialisé en médecine du travail, Davor Komplita est de plus en plus sollicité: «J’observe une aggravation à la fois quantitative et qualitative du phénomène. L’état clinique des personnes qui viennent consulter est souvent déjà très dégradé. Ce constat est également fait par mes collègues, qu’ils soient spécialistes ou généralistes».

La pression du rendement et de la concurrence, la précarisation, la généralisation du travail en bureau «open space», les conflits entre collègues, tout comme l’exigence de disponibilité allant de pair avec les innovations technologiques sont souvent cités pour expliquer cette croissance de la dégradation de la santé liée au travail.

En parallèle, près d’un actif sur deux souffre d’hyper-investissement émotionnel au travail, révèle une récente étude internationale. «Notre société est tout entière organisée autour du travail. S’y réaliser est devenu une obligation, souligne Brigitta Danuser. Pourtant, contrairement à ce que prétendent les employeurs, seuls 10 à 20% des postes le permettent réellement.» Une situation qui engendre frustration et déception et qui peut entraîner des syndromes d’épuisement professionnel.

Les psychiatres estiment que c’est l’organisation même du travail qui est devenue pathogène. «En seulement une ou deux générations, nous avons obtenu des libertés individuelles et la reconnaissance de droits humains comme jamais auparavant. Mais paradoxalement, les rapports au travail sont devenus de plus en plus verticaux, autoritaires. Cela s’observe dans le privé, mais encore plus dans les administrations et les services publics», souligne Davor Komplita.

La Suisse à la traîne

Quelles que soient les causes du malaise dans le monde du travail, la Suisse n’est aujourd’hui pas armée pour y faire face. «Notre pays compte en tout et pour tout 150 médecins du travail, la plupart spécialisés dans les risques physiques classiques (intoxication, cancers, etc.). Selon le plan global d’action de l’OMS, chaque employé devrait avoir accès à un service de consultation de santé au travail. En Suisse, on est encore très loin du compte», explique Brigitta Danuser. Pour pallier à cette carence, l’Institut universitaire de santé au travail a ouvert l’année dernière un centre de consultation, sur le modèle de ce qui se fait en France depuis une dizaine d’années. «Nous avons déjà des listes d’attente. Cela prouve que nous répondons à un réel besoin.»

Bien que les Romands soient un peu plus sensibles à la problématique, influencés notamment par la médiatisation des suicides au sein de l’entreprise France Telecom, Brigitta Danuser ne décèle pas de différences culturelles majeures entre les régions  du pays. «C’est un problème suisse. L’Allemagne dispose par exemple d’une structure en médecine du travail très élaborée». Brigitta Danuser pointe du doigt un monde du travail très libéral, dans lequel «la souffrance appartient à la sphère privée et relève du tabou dans l’espace public».

Les interventions parlementaires déposées sur le sujet ces dix dernières années se comptent sur les doigts d’une main. «En France, c’est l’assemblée nationale qui a décidé de créer un organe de médecine du travail, explique Davor Komplita. C’est donc un acte purement politique. Malheureusement, en matière de santé publique, la Suisse pense uniquement en termes individuels et budgétaires. Pourtant, la santé est une richesse et source de profits pour les entreprises».

La réglementation fédérale est d’ailleurs quasiment muette sur les risques psychosociaux, qui ne sont pas reconnus comme des maladies professionnelles par la SUVA, la caisse nationale d’assurance des accidents du travail. «On a réglé le problème en estimant tout simplement qu’il n’existait pas», soutient Davor Komplita.

Les entreprises accusées

La privatisation de la souffrance au travail s’observe dans la multiplication des cliniques spécialisées dans la prise en charge du burnout. «C’est très bien de traiter les personnes, d’essayer de leur rendre goût à la vie. Mais lorsque quelqu’un est victime d’un traumatisme de guerre, on va s’attaquer à la racine du problème, et pas seulement proposer des balades en forêt. Cela vaut aussi pour le travail», affirme Brigitta Danuser.

Du côté des entreprises, les efforts réalisés ces dernières années ne convainquent pas non plus les spécialistes de la santé. Certes, les séminaires de motivation, de stimulation d’esprit d’équipe ou de coaching personnel fleurissent. Mais pour quel résultat? «Les effets ne durent pas et la collégialité est mise aux oubliettes dès qu’il s’agit de savoir à qui sera attribué un poste», relève Brigitta Danuser. Davor Komplita est plus sévère: «C’est une façon d’impliquer et de fragiliser encore davantage les individus en les contraignant à se normaliser dans le système.»

Pour Davor Komplita, les méthodes de management modernes, basées sur la concurrence et l’insécurité, se retournent contre l’entreprise: «Elle obtient un gain de productivité apparent, mais est perdante au final. Les gens se taisent, ne sont plus solidaires de la qualité globale de la production et changent rapidement d’emploi, ce qui engendre une perte considérable de savoir-faire. Pour faire fonctionner des procédures de plus en plus détaillées, mais souvent irréalisables, il faut mobiliser des ressources qui ont pour nom la solidarité, le zèle, la créativité et l’investissement subjectif. Aujourd’hui, beaucoup de travailleurs ont jeté l’éponge».

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Troubles psychosociaux

Les troubles psychosociaux liés au travail se manifestent sous plusieurs formes:

Le stress chronique résulte d’un déséquilibre entre des contraintes perçues par un individu et les ressources qu’il a pour y faire face. Les sollicitations permanentes, les interruptions constantes du travail, la quantité d’informations à gérer ou les nouvelles technologies sont des facteurs de stress.

Le burn-out découle d’une situation de stress prolongé et se manifeste par un épuisement physique, mental ou émotionnel. Le bore-out ou syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui résulte du manque de travail, de l’ennui et de l’absence de satisfaction dans le cadre professionnel.

On parle de présentéisme lorsque l’employé, angoissé par l’idée de perdre son emploi, se rend au travail coûte que coûte. Selon certains spécialistes, le coût engendré par la baisse de productivité liée à ce syndrome serait plus important que celui généré par l’absentéisme.

Les neurobiologistes reconnaissent l’hyper-investissement émotionnel  comme une tendance obsessionnelle entrant dans le cadre des addictions comportementales. Il se traduit notamment par un intense désir de réussir et une peur excessive de l’échec, sans qu’il y ait forcément de grands enjeux.

Les personnes concernées par ces troubles manifestent des insomnies, une fatigue aigüe, une forte irritabilité, une colère rentrée, une posture cynique à l’égard du travail ou de la société. Les symptômessomatiques sont nombreux: maladies cardio-vasculaires, maux de tête ou de dos, problèmes digestifs, articulaires ou sexuels, états allergiques, cancers, infections ORL, etc.

Le stress en chiffres

Entre 2000 et 2010, le nombre de personnes souffrant de stress chronique est passé de 26,6% à 34,4%, selon une étude du secrétariat d’Etat à l’économie. Quant à la proportion de travailleurs qui ne se sentent jamais ou peu stressés, elle a chuté à 12,2% contre 17,4% dix ans plus tôt.

Les auteurs de l’étude n’ont constaté aucune différence selon la branche économique, le groupe professionnel ou le sexe. Par contre, le nombre de jeunes travailleurs stressés (entre 15 et 34 ans) est plus élevé que la moyenne.

Les experts estiment que la grande majorité des consultations chez les généralistes (plus de 90%) sont conditionnées par le stress. 

Selon une étude de Promotion Santé Suisse, l’employé stressé est moins productif, occasionnant des pertes pouvant aller jusqu’à 8000 francs par année.

Cet article a été réalisé et publié en mai 2012 par Samuel Jaberg que vous pouvez retrouver en cliquant sur swissinfo.

Pourquoi la Méditation améliore les entreprises.

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Le Bonheur au Travail

Le Bonheur au Travail

Si la Méditation ne change pas le Monde, toutes les personnes qui méditent vous diront que cela a surtout changé le rapport qu’elles entretiennent avec elles-mêmes. L’humain est une « machine à partager » mais que partageons-nous vraiment ?

Dans nos relations ou interactions au quotidien avec d’autres individus, ce sont nos frustrations, nos colères ou encore nos inquiétudes qui ressortent et que nous partageons avec les autres, elles ternissent nos relations, l’ambiance de travail et familiale.

Se pose alors la question de savoir comment contrôler nos émotions ? Sachant que nous les partageons en continu avec nos collègues, notre famille ou encore avec nos amis/es.

La Méditation est un outil simple qui nous reconnecte avec nous-mêmes et nous apprend à observer intérieurement nos émotions, nos pensées et agissements et à comprendre comment les événements de notre vie sont conduits et imbriqués par ses trois éléments.

La Méditation apprend à pacifier notre état mental, car celui-ci rumine toute la journée et partiellement la nuit, des pensées négatives. Cette pacification des pensées permet de prendre de la distance avec nos émotions. Ces deux éléments une fois calmés vont cesser d’amenuiser le corps physique qui, en baisse d’énergie vital, due au manque de sommeil, sensibilise le système immunitaire et permet la prolifération de maladies chroniques, la perte de goût au travail quotidien, la perte de créativité professionnelle et crée un risques plus élevé de dépression.

Être dans sa zone de créativité ne signifie pas inventer quelque chose même si c’est le cas concernant les artistes. C’est plutôt, revenir à notre état naturel qui est d’être une source de solution. Cela ne devient possible que lorsque nous sommes libérés du spectre des angoisses quotidiennes.

Bien-être

Bien-être

Bien-être

La Méditation pratiquée quotidiennement active le mécanisme de la créativité par une compréhension des événements et sur la façon dont ils nous affectent. C’est cette clarté de la pensée retrouvée qui met le corps physique en tension joyeuse à exprimer les qualités que nous sommes avec nos collègues.

Cette joie est communicative et transforme les relations. Elle impact positivement toute l’ambiance de travail et permet de retrouver du sens dans la mission de l’entreprise.

L’entreprise qui aujourd’hui à compris l’intérêt d’abandonner la charge autoritaire et le contrôle sur ses employés au bénéfice d’un Bien-être participatif a le privilège de voir sa mission s’accomplir jour après jours au travers de relations humaines créatives radicalement différentes des structures traditionnelles encore très actuelles.

L’entreprise verra ses problèmes se transformer en opportunité, ses clients deviendront des partenaires de développement ou des rencontres humaines. L’entreprise produit alors de la qualité d’être au quotidien qui a pour conséquence de déployer de la créativité.

Entreprises Libérées

Entreprises Libérées

Entreprises Libérées

Les personnes qui pratiquent la Méditation en entreprise participent à son écosystème, de la même façon que l’entreprise participe à l’écosystème social local. Beaucoup d’entreprises aujourd’hui, par le système actuel fabriquent des malades au lieu de favoriser l’épanouissement personnel qui allège les charges quant aux maladies du travail et la perte substantielle que subit le chiffre d’affaire provoqué par un absentéisme répété.

Le Bien-être en entreprise basé sur le respect, l’autonomie et la responsabilité favorise l’activité économique ainsi que sa propre pérennisation. Les entreprises qui se projettent dans le futur en considérant les changements sociétaux actuels ne peuvent passer à côté de cette réalité aujourd’hui éclairée par les multiples comptes rendus et expériences scientifiques à ce sujet.

La Méditation participe à ce grand chantier du changement en apportant un outil facile et idéal. Le développement des qualités humaines est une chance pour l’entreprise qui devrait devenir l’acteur principal de l’épanouissement personnel au service de la mission de l’entreprise, une sorte d’accélérateur du changement par l’élaboration de sa propre transformation.

La Méditation est une pratique quotidienne simple, elle offre la capacité de vivre une certaine sérénité et paix intérieure même dans les phases de tempête. La simplicité associée à la volonté sont la clé de la transformation. Qui, aujourd’hui, n’aspire pas à cet état intérieur ?

Bill Clinton apprend la Méditation

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 President Clinton with Dr. Nancy Snyderman President Bill Clinton and Dr. Nancy Snyderman, Chief Medical Editor at NBC News at the 2013 Health Matters conference

President Clinton with Dr. Nancy Snyderman
President Bill Clinton and Dr. Nancy Snyderman, Chief Medical Editor at NBC News at the 2013 Health Matters conference

C’est avec le fameux Dr Deepak Chopra que la Fondation de l’ancien Président des États Unis, Bill Clinton se met à la Méditation et promeut, le bien-être et la qualité de vie en entreprise. Les Présidents sont de plus en plus nombreux à comprendre les bienfaits de la Méditation et deviennent avec les chef/fes des grandes entreprises, les meilleurs ambassadeurs de cette pratique, lui permettant de trouver des échos dans toutes les couches sociales de la Société.

Quels sont les 4 avantages de la Méditation pour un Président et un Chef/fe d’entreprise  ?

1. La Méditation permet d’apprendre la gestion du stress et à ne pas tomber dans les travers émotionnels que peuvent engendrer des prises de décision qui vont porter à conséquences sur un nombre très important de personnes.

2. La Méditation augmente très nettement la concentration permettant dans les périodes de stress d’éviter de faire des erreurs qui peuvent avoir des répercussions importantes sur l’ensemble des membres d’une entreprise et de maintenir une plus forte capacité à maintenir des dossiers complexes jusqu’à leur terme.

3. La Méditation apprend à installer une paix intérieure offrant une plus grande compréhension des risques liés à une situation avec ses conséquences. Nous pouvons mesurer à quel point cette Paix intérieure pourrait permettre de faire descendre de façon importante la violence de nos Sociétés tout comme celle qu’inflige la concurrence des marchés pour les entreprises.

4. La Méditation développe une vision plus affirmée, comprenant plus de paramètres humains. Ceci permet une plus grande réussite des objectifs sans amoindrir les forces de l’Humain, de développer le soutient durable à l’activité économique de la région dans laquelle l’entreprise se trouve et de permettre un accompagnement intelligent du développement et de l’innovation comprenant tous les acteurs et partenaires géographiques et sectoriels.

5. La Méditation développe une plus grande empathie de l’individu face au Monde qui l’entoure et permet de tisser des relations plus fortes et plus saines avec son entourage car nettoyées des travers émotionnels.

Dr. Deepak Chopra Leads Guided Meditation

Dr. Deepak Chopra Leads Guided Meditation

Bien sûr la Méditation ne résoudra pas tous les problèmes de nos Sociétés modernes comme des entreprises car il ne suffit pas que les Présidents et les chefs/fes d’entreprise se mettent à la Méditation. Un profond changement se crée lorsque les décideurs ouvrent et partagent leur pouvoir de décision avec toutes les personnes que leurs choix impliquent. Le changement est également observable lorsque les gens qui souhaitent le changement commencent eux-mêmes par l’incarner dans la mesure de leur possibilité.

Si le nombre des entreprises à véritablement offrir la Méditation est encore faible, on aimerait voir de nombreux Présidents la pratiquer avec l’ensemble de leur gouvernement. De plus en plus de chefs/fes d’entreprise soucieux d’offrir un espace de qualité à leurs employés apportent la notion du bien-être en entreprise. Si nous observons aujourd’hui l’arrivée importante dans les entreprises du Hatha Yoga, du fitness, des massages et des salles de repos, nous pouvons maintenant voir poindre à une seconde étape dans ce développement des salles dédiées à la prière et à la Méditation avec des coachs afin de permettre à l’ensemble de l’entreprise d’accéder à une qualité de vie supérieure.

Retrouvez toutes les informations sur le site de la fondation Clinton