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Stress

Mieux respirer pour mieux travailler

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Méditer n’est pas une chose facile. Beaucoup de pratiquants vous le diront, ils ont connu des hauts et des bas avant que la pratique véritablement s’installe à travers une régularité qui apporte tous ses bienfaits.

Les problématiques chez les personnes qui débutent sont les suivantes : La première est qu’ils « désirent » ou « veulent » méditer. C’est précisément cette envie qui paradoxalement les amène à ne pas y arriver…

La deuxième est qu’ils ont tellement mis des images colorées des influences médiatiques sur ce que signifiait « méditer » qu’ils sont déçus car le vécu qui n’a ensuite rien à voir avec l’expérience réalisée.

Comment dépasser ces deux problèmes ? Je préconise d’arrêter de méditer pour enfin se dessaisir de cette « envie » et pouvoir ainsi se rencontrer dans une expérience tout à fait nouvelle. 

Respirer en pleine Présence, c’est 3 éléments faciles à mettre en place.

  1. Quelques exercices physiques très simples à réaliser sur une chaise afin de détendre la cage thoracique, la colonne vertébrale et le diaphragme où se cristallisent les émotions et toutes les petites frustrations quotidiennes.
  2. Une visualisation du souffle à travers tout le corps
  3. Un exercice de pleine présence pour se maintenir dans la respiration consciente.

La respiration « en présence »  apporte déjà de nombreux effets positifs sur l’organisme. Il ne s’agit pas seulement de respirer mais d’apprendre à faire confiance à son corps et de réconcilier ainsi le corps et l’esprit. Cette respiration crée une homéostasie totale à travers le corps. Détendre les muscles et les tensions nerveuses apaise les émotions et le flux des pensées, cela stimule alors le nerf vague qui ensuite renvoie au cerveau l’information que tout est « ok ».

Ce processus est purement physiologique et lorsque l’homéostasie (l’équilibre corps/esprit) est atteinte et que le calme et le silence intérieur se font, l’état méditatif peut émerger… ou non mais cela n’a aucune importance car dans tous les cas, les participants auront eu un moment pour se détendre et se relaxer mais surtout pour prendre conscience de leur respiration et apprendre par une pratique répétée à maintenir un calme plus profond et ainsi garder un mental calme capable de mieux appréhender les situations problématiques.

Apprendre à respirer c’est apprendre à vivre. Nous passons la quasi-totalité du temps à maintenir une respiration en apnée haute qui consiste à bloquer l’air dans les poumons. C’est cela qui cristallise les mauvais états émotionnels dans tout le corps et font naître des troubles physiques importants. Ils se traduisent par des absences répétées que les entreprises connaissent bien.

Les raisons d’une respiration discontinue et chaotique peuvent être multiple et l’entreprise a aussi sa part de responsabilité. Apprendre à respirer n’est donc pas une solution miracle. Il est nécessaire pour les entreprises aussi de s’interroger sur la façon dont peut-être le management participe à produire ces phénomènes.

Ce module est un outil pratique qui a pour but d’améliorer le bien-être et la concentration des collaborateurs car ils peuvent ainsi délivrer un meilleur travail avec un moindre effort.

Comment sortir de la dépression ?

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Voici 3 exercices de méditation pour vous sortir de la dépression.

La dépression est une véritable maladie qui est reconnaissable par une perte de goût à la vie, une perte du plaisir, également du sommeil et de la faim, une irritablité exacerbée et une constente humeur en demi-teinte, voir triste ou mélancolique.

La dépression peut avoir différents niveaux d’intensité, elle peut être légère, moyenne ou forte mais dans tous les cas, elle est généralement annonciatrice d’un manque d’écoute de son état intérieur. Celui-ci cherche à manifester un besoin de changement tant dans les attitudes que dans les événements quotidiens. Tant que  les changements n’auront pas été effectués il y a de fortes chances pour la dépression devienne cyclique et que son intensité augmente.

Les études recentes relèvent que les femmes seraient deux fois plus touchés par ce phénomène que les hommes et que cette maladie débute de plus en plus jeune.

Au-delà des trois exercices qui vous sont proposés ci-après. La dépression demande d’être accompagnée par un medecin ou thérapeute.

  1. Pratiquez la Méditation de la montagne : (Méditation guidée de 10 minutes à pratiquer tous les matinsCliquez ici pour vous rendre à la méditation C’est une méditation qui aide à installer un encrage plus profond, la sensation d’être stable quoiqu’il arrive. 
  2. Réenchantez son quotidien : (10 minutes chaque jour) Il est important de pouvoir comprendre quels sont les aspects concret qui momentanément empêchent de pouvoir reprendre le dessus.

Chaque jour, prenez une feuille de papier et notez en deux colonnes tout ce qui vous fait du bien et de l’autre tout ce que vous avez du mal à accomplir, tout ce qui vous demande beaucoup d’énergie.

Éliminez autant que possible et pour un temps seulement, les activités qui vous nuisent énergétiquement et augmentez celles qui vous assurent un meilleur bien-être. Il est constructif de faire de petites activités quotidiennes qui vous permettent de rester connecter à la vie quotidienne et d’avoir l’impression de maitriser des choses de votre vie.

 

     3.  Ressourcez-vous en pleine présence : Trouvez l’activité qui vous ressource est très important. Observez ce qui vous fait du bien et pratiquez cette activité aussi souvent que possible en restant pleinement présent à vous-même. N’hésitez pas à faire l’éloge de la lenteur et observez ce qui est présent.

Il y a cependant une activité qui offre des véritables bénéfices à tous les pratiquants, c’est la promenade en nature, Le contact avec la nature est très puissant car il permet de reconnecter vos sens avec un environnement naturel propre à faire émerger un apaisement mental, émotionnel et physique.

 

Apprendre à respirer c’est apprendre à vivre

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Lorsqu’on souhaite expliquer la méditation, il est peut-être plus facile de commencer par la démystifier en expliquant ce qui n’est pas la méditation.

Par conséquent, ce n’est pas un espace ou une bulle que l’on se crée afin de vivre un sentiment de paix, de calme et de bien-être. Même si c’est agréable et que cela peut faire du bien momentanément, cela n’est pas la méditation mais le refus de la réalité et il nous faut admettre que la violence de la société actuelle incite chacun à chercher des solutions pouvant aller jusqu’à désirer profondément s’extraire de la réalité.

La méditation commence par le fait d’accepter l’intégralité de ce qui constitue sa vie à travers les événements et expériences qui nous sont proposés. Toutes les expériences agréables ou non que nous vivons ici et maintenant sont issues de nos choix passés. C’est un peu comme la respiration, nous inspirons et cela a pour conséquence une expiration inévitable. Chaque fois que nous inhalons de l’air, de la même façon nous organisons nos pensées en fonction de certaines croyances et lorsque nous expirons, les expériences se matérialisent naturellement. Certains diront qu’ils n’ont jamais demandé à vivre cela et pourtant ces mêmes personnes sont incapables de se souvenir de ce à quoi leur mental était connecté il y a cinq minutes seulement, comment pourraient-ils savoir vraiment qu’ils n’ont jamais demandé à vivre l’expérience qui leur est proposée. Le mental, s’il est vagabond ne peut se promener que dans les lieux qu’il connaît et non dans ceux qui lui sont aujourd’hui impénétrables. Par conséquent, toute expérience à sa raison d’être et ne peut être le fruit du hasard.

Lorsque nous inspirons de l’air nous savons bien qu’il finira par être expiré sans quoi nous mourons d’asphyxie. Il en est de même pour nos expériences, nous avons aspiré à certains désirs conditionnés par des croyances sociales et éducatives et nous en expirons ensuite pleinement cette énergie qui mêlée à l’environnement actuel engendre l’expérience que nous observons à cet instant. Le fait d’apprécier ou non une expérience ne nous permet pas d’y échapper, seul le fait de l’accepter comme une conséquence et de l’aimer, non pas au sens d’apprécier mais au sens de la comprendre comme étant une merveilleuse opportunité à la transformation, permettra des changements importants dans notre vie.

Nous vivons mal car nous respirons mal, nous respirons sans avoir conscience de ce qu’est la respiration et donc sans avoir conscience de ce que cela engendre et implique dans sa vie. Apprendre à respirer c’est apprendre à vivre et de la même façon, nous pourrions dire qu’apprendre à méditer commence par apprendre à respirer.

La méditation est comparable à un immeuble de plusieurs étages, nous pouvons le décrire de l’extérieur dans les détails les plus fournis mais nous ne le connaissons vraiment qu’en pénétrant à l’intérieur. Chaque étage est un état de conscience modifié, une perception à la fois plus approfondie mais aussi plus globale en même temps, comme une vue qui se dégage en fonction de la hauteur des étages. Seulement pour accéder dans les étages supérieurs, il n’y a pas d’escalier mais seulement un unique ascenseur, c’est la respiration. C’est elle qui nous permet de visiter ces étages de la conscience. La respiration est par conséquent la clé avec laquelle nous pouvons accéder à la méditation. C’est aussi la clé qui permet de maintenir l’équilibre intérieur entre la conscience et son environnement.

Lorsque nous mesurons le nombre de fois où nous maintenons notre respiration en apnée, il y a de quoi nous reconnaître comme des maîtres de la plongée sous-marine. À chaque fois, qu’une pensée désagréable traverse notre espace mental, que nous apprenons une mauvaise nouvelle, que nous sommes impatients, inquiets, angoissés, stressés, nous modifions notre respiration. Cela engendre ce que les anciennes Sagesses nomment des « lacunes » ou encore des « erreurs » dans la respiration qui sont la cause de désordres psychologiques et dysfonctionnements physiques ensuite.

La respiration est la clé de l’éveil ou du réveil de la conscience. Lorsque nous prenons conscience de notre respiration, nous observons avec stupeur que ce sont les événements qui influent sur notre respiration et non l’inverse et c’est pour cela que notre vie se complique autant et que nous finissons par perdre pieds et couler. Certains collaborateurs au bureau aiment utiliser l’expression « être sous l’eau », avouons que l’image est édifiante, non ? Notre respiration a perdu la souplesse que connaît l’enfant mais aussi la constance, la régularité et la spontanéité qui maintient tout l’être en harmonie avec son environnement. Un Maître disait « Nous respirons avant d’avoir conscience de notre respiration, fait donc confiance à votre respiration, à votre nature, elle est plus sage que vous. »

En apprenant à maintenir une conscience continue de sa respiration, nous apprenons à coopérer avec les événements du quotidien sans qu’ils ne viennent modifier notre état intérieur ainsi qu’à garder une attitude mentale neutre de sorte à ne pas juger, ni apprécier les évènements mais à les considérer pour ce qu’ils sont, des réponses, des expirations de nos pensées passées.

Par un effort maintenu à travers cet exercice nous sommes de moins en moins surpris par les expériences qui nous confrontent au quotidien car beaucoup plus connectés à nos pensées en conscience avec la respiration.

Plus nous devenons conscient de notre respiration et plus nous équilibrons notre vie et la rendons fluide, souple, naturelle et régulière. Nous lui ôtons au fur et à mesure toutes les « lacunes » qui encombrent le mental et les ruptures de rythme dans le mouvement de la vie.

Ne cherchez pas à surfer les vagues du quotidien mais devenez l’eau car elle contient l’intelligence de la nature, elle contient la sagesse que vous recherchez et à travers laquelle la vie n’est plus une lutte mais un mouvement infini de joie.

Face à la peur * Will Smith

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La peur est un étrange sentiment qui nous immobilise, nous fait paniquer ou provoque une réaction instinctive forte. Dans tous les cas, la peur ne nous laisse jamais indifférent, elle nous pousse à nous dépasser et à conquérir notre liberté.

 Quand le danger est à son maximum, la peur est à son minimum. Will Smith

 

La Méditation, le fantasme du bien-être en entreprise

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La méditation fait de plus en plus parler d’elle et nous continuons à voir tout plein d’informations dont la plupart alimentent un certain fantasme du bien-être qui n’a rien à voir avec cette pratique ancestrale. Bien sûr qu’on ressent du bien-être à travers l’activité de la méditation mais ce n’est pas un critère de satisfaction ou de recherche, il s’inscrit plutôt comme une conséquence effective à prendre du temps pour soi, à respirer et à détendre son corps dans l’instant présent. Ce sont là, les premières phases essentielles pour aligner son corps physique, émotionnel et mental. Nous pensons que la méditation permet le développement des qualités humaines alors qu’elle aurait plus tendance à déconstruire nos croyances et fausses interprétations du monde. De cet effort à plonger dans la vérité de l’instant, se déploie un processus de révélation des qualités humaines qui trouvaient jusqu’alors des difficultés à s’exercer. La révélation devient quant à elle un effet de conséquence et non à nouveau un but à atteindre.

La méditation, par sa pratique quotidienne engendre une décontamination avec son environnement social, culturel et familial. N’espérez pas voir disparaitre vos défauts ou votre stress car ce serait vous bercer d’illusions. Cependant, lorsque les qualités se révèlent à notre lumière, nous devenons plus ouverts et enclins à accueillir les autres ainsi que les événements courants de la vie en accompagnant le mouvement, le flow et non plus systématiquement en se positionnant en réaction et donc en dualité face à eux. Nous cessons d’avoir peur des autres, de notre passé et du lendemain. C’est alors la confiance, la simplicité et l’évidence qui guident nos actions car nous avons une vision claire de notre vie et de sa direction sans jamais pourtant connaître le but final. Cela a bien évidemment un effet sur le niveau de stress des individus mais encore une fois, cela se traduit comme une conséquence et non un but à atteindre.

À cause de notre incapacité à gérer les problèmes en se positionnant en hauteur, nous les observons depuis le bas et conditionnons toujours nos actions et efforts vers la recherche de solutions au lieu de créer un nouveau système. De ce fait, beaucoup de personnes et techniques ont désubstantialisé la méditation de son essence afin de la rendre accessible aux critères des entreprises.

Nous pouvons bien sûr nous réjouir de voir de plus en plus d’entreprises manifester leur intérêt pour cette pratique et j’encourage moi-même cette démarche car plus il y aura de personnes qui méditeront dans le monde et plus vite un changement drastique se fera sentir. La méditation n’apporte pas la paix dans l’entreprise mais offre la capacité à manifester les ressources nécessaires afin de traverser toute les transitions sociétales actuelles.

Le monde a aujourd’hui besoin d’hommes et de femmes responsables et la méditation peut apporter son aide dans ce processus mais cessons de voir cette pratique comme un remède miracle au stress et au manque de productivité des entreprises.

Les 5 premières phases de la méditation

La déception

1. Toutes les personnes qui débutent la méditation ont pour but de répondre à un besoin plus ou moins pressant. La plupart d’entre vous seront déçus car vos attentes créent des désirs qui ne trouveront pas satisfaction. La raison est simple, la méditation nous amène à demeurer là où nous devons être et non là où nous souhaitons être.

Le bruit

2. Principalement les personnes viennent chercher le calme, voir la paix et pourtant elles ne trouveront dans leur méditation uniquement ce qu’elles emportent continuellement avec elles, c’est-à-dire le bruit incessant des pensées. Ceux qui aspirent à la paix se sentent alors confrontés à tous les conflits intérieurs qui occupent leur vie, ceux qui recherchent l’amour ressentent l’isolement et le rejet. Les sentiments d’angoisse, de colère et même de détresse peuvent survenir dans ces premiers moments de méditation. Bien que peu agréables, ces moments nous informent pourtant que nous sommes correctement installés dans l’exercice de la méditation.

La douleur

3. Arrive ensuite tous les inconforts physiques, les douleurs que les activités physiques ou sportives et quotidiennes provoquent ou pouvant provenir aussi de l’absence d’activité. L’envie de bouger, de se défaire de cette position immobile est grande, elles marquent les résistances du corps que l’on frustre dans ses désirs de liberté. Pourtant, là aussi ce sont des effets nous informant que nous cherchons à dominer le corps physique, ce qui est un aspect positif.

Ces trois premières étapes sont celles qui s’apparentent à « l’alignement » selon une ligne intérieure basée sur le fait que le corps physique, émotionnel et mental doivent revenir à un état de calme si l’on souhaite pouvoir accéder à la partie plus technique de la méditation.

La relaxation profonde que demande la méditation est un effort à la fois physique afin de maintenir l’immobilité malgré les douleurs ensuite un effort émotionnel, tout d’abord pour observer les émotions qui occupent notre espace et pour maintenir l’acceptation de cette réalité sans chercher à les modifier, ce qui amène ensuite le corps émotionnel au point zéro où plus aucune émotion ne vibre. Et enfin un effort mental pour lâcher prise sur les pensées qui nous préoccupent afin de prendre conscience de l’état mental actuel et permettre ainsi de défusionner d’avec tous ces éléments qui matérialisent notre réalité dans l’instant.

Cet apprentissage dans l’instant présent devient le lieu où la réalité de notre vie s’accomplit. Là où les habitudes ont été prises de se débattre avec les douleurs, il n’y a plus qu’à les observer dans les messages de vérité qu’elles cherchent à nous délivrer. Nous ne les entendons pas la plupart du temps car nous sommes affairés à exister en mode automatique.

La respiration

4. Le souffle physique, organique comme un ami patient et intime manifeste tangiblement la réalité de notre existence. La respiration nous amène instantanément dans l’instant présent, là où la réalité palpable démontre les défis du quotidien. Apprendre à respirer en conscience permet d’accompagner les événements en reprenant contact avec ce précieux présent. La respiration unifie consciemment le corps et l’esprit et déploie l’harmonie. Le manque de présence au quotidien amène cette séparation et nous perdons ainsi le contact avec le présent et l’intelligence de l’expérience qui s’y déroule.

Le silence

5. Le silence comme étant une absence de bruit n’est que le départ du processus car ensuite il devient un espace, un lieu de recueillement pour enfin devenir un état d’être, une réalité de l’esprit que nous sommes. Nous percevons alors que le silence est ce qui prévaut à toute manifestation matérielle de la pensée et du geste qui s’ensuit, c’est donc là, dans ce silence impérieux que la Pensée existe, se créer et trouve le moyen de se manifester à soi-même.

La méditation consiste à aller « Penser » en dehors du flux des petites pensées qui préoccupent notre quotidien. Méditer, c’est Penser à hauteur d’âme, dans la conscience Universelle, c’est Penser au plus haut de notre conscience, c’est aller au-delà de toutes les formes jusque dans le vide, dans la vacuité absolue où puisque plus rien n’existe, nous sommes au cœur de la vérité éternelle. Ni voyez pas là une quelconque prouesse spirituelle, cela n’a rien d’exceptionnel et toute personne pratiquant avec assiduité et discernement la méditation conviendra de ce fait.

En conclusion…

Toutes ces phases intermédiaires ne sont pas à minimiser car elles offrent l’accès à l’état méditatif. Ce sont également ses quatre premières phases de la méditation qui sont plus apparentées à la relaxation profonde qui permettent de récupérer un sommeil de qualité et par conséquent de renforcer le système immunitaire offrant ainsi une meilleure santé physique que relatent les articles sur la méditation faute de ne pouvoir en évoquer les vérités primordiales. Ces temps de contact avec soi-même offrent une lecture des émotions plus lucide et plus tard des schémas de fonctionnement qui sont à l’origine de l’amélioration dans les relations que nous entretenons avec l’entourage. Pour finir, cette présence maintenue dans l’instant présent clarifie et aiguise la perception que nous avons de notre vie.

La méditation n’a rien d’un voyage paisible au pays des câlins intérieurs. Cela demande au contraire un effort, une tension intérieure à se maintenir dans l’instant présent qui n’a aucun but et c’est précisément cela qui permet de rentrer en contact avec cette partie intime de soi où tout est vrai, vibrant et rayonnant.

Pourquoi devrais-je marcher ?

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marche 4Si la méditation offre le maintien d’une sensation de paix intérieure, d’un esprit clair par des pensées et émotions contrôlées, la marche permet de mettre en mouvement et d’aligner le corps avec l’esprit. C’est une respiration où l’on inspire avec la méditation et l’on expire avec la marche. Ces deux mouvements n’en font alors plus qu’un seul et redonnent à ceux qui pratiquent la marche une qualité de vie dans l’instant.

Marcher, c’est rentrer à nouveau contact avec la nature, l’espace et l’horizon et paradoxalement cette connexion vers l’extérieur développe un profond bien-être intérieur. Notre corps étant à la fois minéral, végétal et animal, il n’est pas étonnant que la marche en forêt, dans un parc, pied nu dans l’herbe, au bord d’un lac ou de la mer soit à la fois aussi vitalisante et apaisante.

Il ne s’agit pas seulement de marcher pour faire fonctionner ses muscles mais d’observer pendant la marche une certaine conscience à la vie foisonnante qui nous entoure, être présent à la beauté du ciel, des nuages, des arbres, des fleures, des oiseaux, des insectes comme à soi-même. Observez comment votre respiration tout en marchant lentement harmonise l’espace intérieur et extérieur.

Alors la marche devient un voyage et nous transforme car c’est ensuite avec ce qui nous reste du lien, que nous avons tissé avec cet environnement que nous abordons notre journée de travail, nos collègues, nos amis(es) et notre famille.

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Pourquoi devrais-je marcher?
« La marche est le meilleur remède pour l’homme ». Cette phrase, supposément prononcée par Hippocrate il y a deux mille ans, s’applique encore plus de nos jours. Elle est surtout vraie pour les sociétés industrialisées. Les nouvelles technologies n’ont pas seulement transformé notre manière de travailler, mais ont encore plus profondément influencé nos habitudes de vie en réduisant l’effort physique nécessaire pour accomplir la plupart des activités quotidiennes (à l’exception des sports).
Nous pouvons nous adonner à la marche pour le plaisir, mais aussi pour améliorer notre santé en l’intégrant à notre routine quotidienne. On ne peut pas surestimer les nombreux avantages de la marche puisqu’ils sont appuyés par des preuves scientifiques solides.*
* « Physical Activity and Health: A Report of the Surgeon General. US Department of Health and Human Services, 1996
* « National Service Framework for Coronary Heart Disease. UK Department of Health, 2000

Quels sont les bienfaits de la marche pour la santé?
Marcher régulièrement agit directement sur les appareils circulatoire et locomoteur :
• en réduisant le risque de maladies du coeur et d’accident vasculaire cérébral;
• en faisant baisser la tension artérielle;
• en diminuant le taux de cholestérol sanguin;
• en augmentant la densité osseuse, ce qui prévient l’ostéoporose;
• en atténuant les conséquences négatives de l’arthrose;
• en soulageant les maux de dos.

Marcher régulièrement améliore aussi l’état de santé général et la longévité. Selon le rapport du Directeur du département de la Santé des États-Unis, les marcheurs vivent plus longtemps et ils ont une meilleure qualité de vie.

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Amélioration de la condition physique
Marcher régulièrement signifie marcher quotidiennement, ou au moins quelques fois par semaines, pendant au moins 30 minutes. Marcher régulièrement, tout comme les autres activités physiques douces et modérées qui font appel au corps en entier, peut grandement améliorer votre capacité aérobique et votre fonction cardiorespiratoire. De plus, lorsque vous marchez régulièrement, vous réduisez les risques de :
• Se fracturer la jambe ou la main en tombant, car les os sont plus solides.
• Se blesser, car les articulations ont une meilleure amplitude de mouvement et les muscles sont plus flexibles.

Amélioration du contrôle du poids
Votre poids reflète l’équilibre entre les calories que vous absorbez en mangeant et les calories que vous dépensez lors de vos activités physiques quotidiennes. En marchant pendant 30 minutes, vous parcourez une distance de 2,0 à 2,5 km et vous brûlez environ 125 calories (520 kilojoules). Cela peut sembler peu, mais si vous marchez cinq jours par semaine pendant un an, vous dépensez plus de 32 000 calories, ce qui brûle plus de 5 kg de gras. De plus, les dernières découvertes scientifiques montrent que la marche procure encore plus de bienfaits si vous brûlez un minimum de 2 000 calories par semaine en marchant (environ 8 heures de marche par semaine).

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Amélioration de la santé mentale
La marche, surtout quand vous marchez en bonne compagnie et dans un endroit agréable, réduit la dépression et l’anxiété. De plus, les marcheurs sont souvent de bons dormeurs.

Amélioration du processus de guérison
La marche lente est souvent recommandée aux gens qui souffrent de différents troubles de santé.
Au début, vous ne ferez peut-être que de courtes distances, mais, si vous persévérez, vous pourrez rapidement augmenter la distance et accélérer votre guérison.

Sources : Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail

La souffrance au travail

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Voici un article avec des chiffres édifiants concernant la souffrance au travail en Suisse.

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Les Suisses souffrent de plus en plus au travail. Une évolution qui affecte non seulement la productivité du pays, mais aussi la santé de la population. Et malgré les cris d’alarme lancés par les spécialistes, le mal reste largement occulté par les milieux politiques et économiques.

Avec un taux de chômage de 3,2%, une place enviée de championne du monde de la compétitivité et une dette publique quasiment inexistante, la Suisse fait figure d’ovni au milieu d’une Europe en plein marasme. Réputés assidus à la tâche et attachés à la valeur du travail, les Suisses tiennent à préserver leur modèle économique.

Mais la médaille a également son revers: plus d’un tiers des Suisses se disent surmenés au travail, un chiffre en augmentation de 7% sur dix ans, selon le secrétariat d’Etat à l’économie (SECO). Le stress chronique et ses conséquences sur la santé (dépression, burnout, maladies cardio-vasculaires, problèmes musculo-squelettiques, etc.) font grimper le taux d’absentéisme et induisent des effets négatifs sur la productivité.

Selon des estimations jugées crédibles par le SECO, les coûts pourraient s’élever à 10 milliards de francs par année pour les entreprises et la collectivité. Dans un rapport publié en 2010, l’Office fédéral de la statistique met le doigt sur la forte exposition des travailleurs aux risques dits psychosociaux, qui ont désormais pris le pas sur les risques physiques: 41% des personnes interrogées disent ressentir de fortes tensions psychiques au travail.

Une situation qui se dégrade

Ces études sont encore loin de cerner la véritable ampleur du problème, soulignent pourtant les spécialistes. «La situation est critique depuis une dizaine d’années mais elle s’est encore empirée depuis 2008», affirme Brigitta Danuser, directrice de l’Institut universitaire de santé au travail de Lausanne.

Psychiatre genevois spécialisé en médecine du travail, Davor Komplita est de plus en plus sollicité: «J’observe une aggravation à la fois quantitative et qualitative du phénomène. L’état clinique des personnes qui viennent consulter est souvent déjà très dégradé. Ce constat est également fait par mes collègues, qu’ils soient spécialistes ou généralistes».

La pression du rendement et de la concurrence, la précarisation, la généralisation du travail en bureau «open space», les conflits entre collègues, tout comme l’exigence de disponibilité allant de pair avec les innovations technologiques sont souvent cités pour expliquer cette croissance de la dégradation de la santé liée au travail.

En parallèle, près d’un actif sur deux souffre d’hyper-investissement émotionnel au travail, révèle une récente étude internationale. «Notre société est tout entière organisée autour du travail. S’y réaliser est devenu une obligation, souligne Brigitta Danuser. Pourtant, contrairement à ce que prétendent les employeurs, seuls 10 à 20% des postes le permettent réellement.» Une situation qui engendre frustration et déception et qui peut entraîner des syndromes d’épuisement professionnel.

Les psychiatres estiment que c’est l’organisation même du travail qui est devenue pathogène. «En seulement une ou deux générations, nous avons obtenu des libertés individuelles et la reconnaissance de droits humains comme jamais auparavant. Mais paradoxalement, les rapports au travail sont devenus de plus en plus verticaux, autoritaires. Cela s’observe dans le privé, mais encore plus dans les administrations et les services publics», souligne Davor Komplita.

La Suisse à la traîne

Quelles que soient les causes du malaise dans le monde du travail, la Suisse n’est aujourd’hui pas armée pour y faire face. «Notre pays compte en tout et pour tout 150 médecins du travail, la plupart spécialisés dans les risques physiques classiques (intoxication, cancers, etc.). Selon le plan global d’action de l’OMS, chaque employé devrait avoir accès à un service de consultation de santé au travail. En Suisse, on est encore très loin du compte», explique Brigitta Danuser. Pour pallier à cette carence, l’Institut universitaire de santé au travail a ouvert l’année dernière un centre de consultation, sur le modèle de ce qui se fait en France depuis une dizaine d’années. «Nous avons déjà des listes d’attente. Cela prouve que nous répondons à un réel besoin.»

Bien que les Romands soient un peu plus sensibles à la problématique, influencés notamment par la médiatisation des suicides au sein de l’entreprise France Telecom, Brigitta Danuser ne décèle pas de différences culturelles majeures entre les régions  du pays. «C’est un problème suisse. L’Allemagne dispose par exemple d’une structure en médecine du travail très élaborée». Brigitta Danuser pointe du doigt un monde du travail très libéral, dans lequel «la souffrance appartient à la sphère privée et relève du tabou dans l’espace public».

Les interventions parlementaires déposées sur le sujet ces dix dernières années se comptent sur les doigts d’une main. «En France, c’est l’assemblée nationale qui a décidé de créer un organe de médecine du travail, explique Davor Komplita. C’est donc un acte purement politique. Malheureusement, en matière de santé publique, la Suisse pense uniquement en termes individuels et budgétaires. Pourtant, la santé est une richesse et source de profits pour les entreprises».

La réglementation fédérale est d’ailleurs quasiment muette sur les risques psychosociaux, qui ne sont pas reconnus comme des maladies professionnelles par la SUVA, la caisse nationale d’assurance des accidents du travail. «On a réglé le problème en estimant tout simplement qu’il n’existait pas», soutient Davor Komplita.

Les entreprises accusées

La privatisation de la souffrance au travail s’observe dans la multiplication des cliniques spécialisées dans la prise en charge du burnout. «C’est très bien de traiter les personnes, d’essayer de leur rendre goût à la vie. Mais lorsque quelqu’un est victime d’un traumatisme de guerre, on va s’attaquer à la racine du problème, et pas seulement proposer des balades en forêt. Cela vaut aussi pour le travail», affirme Brigitta Danuser.

Du côté des entreprises, les efforts réalisés ces dernières années ne convainquent pas non plus les spécialistes de la santé. Certes, les séminaires de motivation, de stimulation d’esprit d’équipe ou de coaching personnel fleurissent. Mais pour quel résultat? «Les effets ne durent pas et la collégialité est mise aux oubliettes dès qu’il s’agit de savoir à qui sera attribué un poste», relève Brigitta Danuser. Davor Komplita est plus sévère: «C’est une façon d’impliquer et de fragiliser encore davantage les individus en les contraignant à se normaliser dans le système.»

Pour Davor Komplita, les méthodes de management modernes, basées sur la concurrence et l’insécurité, se retournent contre l’entreprise: «Elle obtient un gain de productivité apparent, mais est perdante au final. Les gens se taisent, ne sont plus solidaires de la qualité globale de la production et changent rapidement d’emploi, ce qui engendre une perte considérable de savoir-faire. Pour faire fonctionner des procédures de plus en plus détaillées, mais souvent irréalisables, il faut mobiliser des ressources qui ont pour nom la solidarité, le zèle, la créativité et l’investissement subjectif. Aujourd’hui, beaucoup de travailleurs ont jeté l’éponge».

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Troubles psychosociaux

Les troubles psychosociaux liés au travail se manifestent sous plusieurs formes:

Le stress chronique résulte d’un déséquilibre entre des contraintes perçues par un individu et les ressources qu’il a pour y faire face. Les sollicitations permanentes, les interruptions constantes du travail, la quantité d’informations à gérer ou les nouvelles technologies sont des facteurs de stress.

Le burn-out découle d’une situation de stress prolongé et se manifeste par un épuisement physique, mental ou émotionnel. Le bore-out ou syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui résulte du manque de travail, de l’ennui et de l’absence de satisfaction dans le cadre professionnel.

On parle de présentéisme lorsque l’employé, angoissé par l’idée de perdre son emploi, se rend au travail coûte que coûte. Selon certains spécialistes, le coût engendré par la baisse de productivité liée à ce syndrome serait plus important que celui généré par l’absentéisme.

Les neurobiologistes reconnaissent l’hyper-investissement émotionnel  comme une tendance obsessionnelle entrant dans le cadre des addictions comportementales. Il se traduit notamment par un intense désir de réussir et une peur excessive de l’échec, sans qu’il y ait forcément de grands enjeux.

Les personnes concernées par ces troubles manifestent des insomnies, une fatigue aigüe, une forte irritabilité, une colère rentrée, une posture cynique à l’égard du travail ou de la société. Les symptômessomatiques sont nombreux: maladies cardio-vasculaires, maux de tête ou de dos, problèmes digestifs, articulaires ou sexuels, états allergiques, cancers, infections ORL, etc.

Le stress en chiffres

Entre 2000 et 2010, le nombre de personnes souffrant de stress chronique est passé de 26,6% à 34,4%, selon une étude du secrétariat d’Etat à l’économie. Quant à la proportion de travailleurs qui ne se sentent jamais ou peu stressés, elle a chuté à 12,2% contre 17,4% dix ans plus tôt.

Les auteurs de l’étude n’ont constaté aucune différence selon la branche économique, le groupe professionnel ou le sexe. Par contre, le nombre de jeunes travailleurs stressés (entre 15 et 34 ans) est plus élevé que la moyenne.

Les experts estiment que la grande majorité des consultations chez les généralistes (plus de 90%) sont conditionnées par le stress. 

Selon une étude de Promotion Santé Suisse, l’employé stressé est moins productif, occasionnant des pertes pouvant aller jusqu’à 8000 francs par année.

Cet article a été réalisé et publié en mai 2012 par Samuel Jaberg que vous pouvez retrouver en cliquant sur swissinfo.

La Méditation

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La Meditation

La Méditation est une question que l’on peut aborder de plusieurs façons mais dans tous les cas, l’approche doit rester simple et accessible à tous.

Il convient dès le départ d’expliquer que la Méditation n’est pas une pratique en tant que telle mais un état de l’être modifié par un exercice rigoureux et répété.

Au cours de cet exercice nous développons un effort conscient à revenir à notre état originel silencieux et présent. Nous pourrions aussi l’appeler l’état de présence originelle.

Voici les 6 étapes importantes de la Méditation en entreprise. Chacune d’elles exprime un passage important, une nouvelle étape dans la rencontre avec soi et les autres. C’est cette rencontre qui développe et révèle une plus grande créativité dans sa vie personnelle et professionnelle.

La première est le constat de ce qui est. Nous sommes identifiés complètement à ce que nous vivons. Cela signifie que nous confondons l’expérience que nous faisons avec ce que nous sommes. Par exemple, tant que je n’arrive pas à observer la colère pendant que je suis en colère, je ne peux pas comprendre que je ne suis pas la colère en tant que telle. Cependant, dès que j’arrive à m’observer en colère alors il m’est possible de comprendre que la colère est simplement un sentiment. Si il m’est possible de l’observer, cela signifie que je ne suis pas la colère elle-même mais que c’est une émotion qui me traverse à cet instant précis.

Il nous est impossible d’observer la colère tant que nous sommes identifiés à elle ou pour le dire autrement, tant que cette émotion nous colle à la peau, nous ne pouvons pas l’observer, il est nécessaire pour cela de défusionner, de nous décoller d’elle afin de pouvoir l’observer et ensuite pouvoir accueillir et agir en conscience avec cette émotion.

La deuxième étape est la redirection des pensées grâce à l’imagination créatrice. Nos pensées n’ont pas pour but d’être stoppées mais plutôt redirigées car il est impossible d’arrêter le cerveau de fonctionner contrairement à toutes idées reçues. Le seul moment où le cerveau ne fonctionne plus est quand il meurt. En dehors de cette expérience définitive, le cerveau a pour mission de gérer des milliards d’informations en temps réel afin de nous informer sur nos besoins multiples dans le but de nous maintenir en vie. Avoir des pensées signifie par conséquent que nous sommes vivants, ce qui est plutôt rassurant. Le problème du débutant en Méditation est de savoir comment arrêter l’envahissement des pensées quotidiennes auxquelles nous sommes également identifiés.

C’est grâce à la Méditation guidée que le débutant peut se laisser porter par le son de la voix d’une personne ou d’une musique apaisante. La musique peut être efficace au tout début pour découvrir les premières sensations de la Méditation mais il est nécessaire de comprendre qu’ensuite il faudra apprendre à quitter cette « béquille » comme celle de la voix afin de trouver son autonomie et pouvoir ainsi se maintenir dans le silence et le calme de la Méditation.

Au début, nous remplaçons le bruit des pensées quotidiennes par le son de la musique et/ou la voix qui guide afin de « distraire » le mental en activité en le dirigeant vers une destination inconnue. Cela permet au débutant de lâcher prise sur ce qu’il pense maitriser et ne pas maitriser.

La troisième étape est celle de l’observation de notre environnement qui est une architecture complexe faite d’habitudes physiques, d’attitudes relationnelles, de croyances et de peurs. Cet ensemble résumé assez simplement ici montre malgré tout l’étendue et la marge de progression infinie qui nous attend lorsque nous débutons la Méditation. Réjouissons-nous de pouvoir faire toutes ces découvertes nous concernant.

En débutant ce travail, vous observerez ceux qui vous entourent et comprendrez la nature de leur environnement pour la simple raison que si vous êtes capables de l’observer c’est que vous avez les mêmes défis qu’eux. C’est l’effet miroir et nous travaillons beaucoup mieux et plus rapidement avec cet outil lorsque nous arrêtons de juger les autres sur leurs défauts et défis puisque nous sommes pourvus des mêmes à travailler.

La quatrième étape est celle de la désidentification que nous pourrions aussi considérer comme une déconstruction ou un décollement volontaire avec notre environnement. Cela ne veut pas dire que nous allons faire exploser toutes nos habitudes estimées mauvaises ou nos relations, amoureuses, familiales, amicales et/ou professionnelles mais plutôt qu’à force de les observer, nous allons les réorienter depuis notre nature fondamentale ce qui va amener des changements dans notre vie. Certains aspects s’amélioreront tandis que d’autres auront l’air de se détériorer. En réalité, tout cela n’est que le fruit d’une prise de conscience qui en se faisant réoriente l’expérience du quotidien.

N’ayez pas peur de perdre ou de lâcher prise avec des relations quel qu’elles soient car cela signifie que vous êtes attendus ailleurs avec d’autres personnes et expériences. Il en est de même pour les personnes qui s’éloignent de vous, elles aussi sont attendues.

La cinquième étape est d’arriver à placer la conscience dans la Conscience. Voici qui est certainement l’un des exercices les plus fastidieux qui soit pour le méditant car il demande une concentration de chaque instant. Placer la conscience dans la conscience signifie prendre conscience à chaque instant de ce que l’on est entrain de vivre. Cela demande de s’observer continuellement (en dehors de la pratique de la méditation) sur nos pensées, nos émotions, relations affectives et habitudes physiques. C’est l’exemple du marionnettiste qui observe chaque mouvement de sa marionnette afin de comprendre que sa pensée et son geste doivent être précis et sûr si il souhaite obtenir un juste résultat.

Placer la conscience dans la Conscience signifie aussi qu’à chaque instant d’observation nous ne nous jugeons pas sur ce qui est observé mais qu’au contraire, nous exécutons cette démarche avec accueille, bienveillance, douceur et compassions envers nous-même.

Cela reste pourtant un exercice contraignant car il repose sur une nouvelle habitude qu’il nous faut prendre afin de rester conscient du présent ici et maintenant.

La sixième étape est le retour à la passivité des sens. Tout notre environnement est connecté à nos sens et cela appelle chez nous une réaction qui sera positive ou négative selon notre état d’esprit au moment d’un événement ou de la mémoire que nous gardons d’une expérience similaire. Ce sont ces réactions continuelles à notre environnement qui nous empêchent de rester orientés et connectés à notre Nature Originelle.

A chaque instant où vous observez vos pensées, vos émotions négatives ou ces habitudes que vous ne souhaitez plus cautionner, ce sont des opportunités pour reprendre le pouvoir par un retrait orienté volontairement dans la Conscience ou l’état d’observateur conscient.

C’est à la fois, par un retrait systématique dans la Conscience tout en gardant une passivité active que nous découvrons un équilibre intérieur calme et serein. Cette tranquillité intérieure permet de comprendre notre raison d’être profonde et son accomplissement. Cela crée une grande Joie et une Grâce enthousiaste du quotidien.

Arrêter les pensées pendant la Méditation

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Méditation

Meditation

La Méditation ne devrait pas être un effort pour les débutants mais c’est pourtant le cas. C’est de Méditer tous les matins qui demande de la discipline et représente un effort certain.

La principale difficulté que tous les débutants me rapportent est qu’ils n’arrivent pas à stopper le mental. Soit les pensées fusent et ne s’arrêtent jamais ou bien on est pris au piège d’une pensée qui nous embarque loin du moment présent ou encore le cerveau nous indique sans raison particulière, que nous éprouvons un besoin fort et saisissant de nous gratter la tête ou autre part.

La première question que l’on peut se poser est alors implicite ; pouvons-nous stopper les pensées provenant de notre mental ? Non, il est impossible d’arrêter les pensées car elles viennent du cerveau et que c’est son rôle de traduire toutes les informations provenant de nos 5 sens afin de répondre à notre survie. Notre mental ne va pas s’arrêter de nous informer sur notre besoin de boire, de manger ou de changer de position parce que nous sommes en Méditation. Le cerveau continue à faire son job du mieux possible… Et vous souhaiteriez qu’il cesse de le faire ? Si le cerveau s’arrêtait ne serait-ce qu’une seconde pour vous faire plaisir, cela signifierait que vous êtes mort et cela n’est pas votre intention, j’imagine ?

Notre cerveau en plus de traduire ces millions d’informations est en lien avec le passé et le futur ou plutôt ce qui nous attache au passé et nos angoisses induites par un futur incertain. Ces informations sont précieuses car tout d’abord elles nous renseignent sur le fait que nous ne sommes pas à ce moment précis dans le présent. De plus, elles renseignent sur ce qui demande à être lâché qui provient du passé et informe sur notre difficulté à avoir confiance en notre propre futur.

Lorsque nous trouvons que nos pensées sont difficiles, angoissantes ou pénibles car elles nous perturbent émotionnellement c’est qu’elles proviennent d’une mauvaise nourriture mental. Si nous repensons à ce que nous avons ingurgité ces dernières 24 heures comme mauvaise émission ou film à la tv ou encore comme mauvaise conversation ou bien comment nous avons critiqué une personne ou nous-mêmes alors nous devrions être éclairés sur les pensées que cela produit sur notre mental.

Le problème ne vient pas de notre mental qui fait trop de « bruit » mais plutôt de notre difficulté à lâcher prise sur ces pensées. Nous fonctionnons toute la journée avec ce mental concret qui traduit, analyse et détaille chaque événement, besoin, émotion ou pensée afin de comprendre le monde qui nous entoure. Il est donc évident que lâcher toute forme de compréhension avec le cerveau demande un peu de temps et de pratique. Cependant, il existe une attitude intérieure qui offre la possibilité de Méditer avec ces pensées sans qu’elles nous perturbent pour autant.

Il y a deux types de pensées, celles qui ont du sens et celles qui n’en ont pas.

Comment les reconnaître ?

Si mes pensées concernent le temps qu’il fait dehors, comment je dois m’habiller pour la journée ou qui je dois appeler ou encore la liste des courses à faire, vous pouvez être sûr que ces pensées n’ont aucun d’intérêt pour la Méditation.

Nos pensées, nous renseignent sur notre état d’esprit du moment présent et sur le fait que nous ne sommes pas dans la vigilance et l’attention bienveillante du « présent ». Si mes pensées concernent mes peurs, mes inquiétudes ou mes nostalgies alors il peut-être conseillé d’observer dans un premier temps ces pensées à distance sans complaisance mais également sans jugement car toute forme d’analyse, de jugement ou de comparaison, nous amène à intellectualiser nos pensées au lieu de vivre le présent.

Lâcher prise sur toutes ces pensées c’est accepter qu’un vide, une forme de néant s’installe et cela peut provoquer la peur chez certains débutants. Nous intellectualisons le plus souvent, la peur souhaitant la rationaliser et bien que cela puisse la dissiper momentanément, cela ne permet pas de la dépasser vraiment. Mettre la lumière sur les peurs et ses fonctionnements permet de se dégager de la peur elle-même sans la briser, sans chercher à faire du mal à la peur.

Se libérer des pensées :

1. Prendre un bloque note, fermer les yeux et noter les pensées qui arrivent les premières minutes et n’ont aucun intérêt pour la Méditation de sorte à ce qu’elles libèrent la tête et organisent notre journée.
2. Accueillir la pensée ou les pensées qui fusent, ne pas chercher à les retenir car cela demande beaucoup trop d’effort. Ne pas juger ses pensées, ne pas se lamenter et rester bienveillant avec soi-même est une clé importante. Les pensées sont naturelles, elles sont issues de notre nature profonde.
3. Accueillir la pensée dans la respiration. On accueille les pensées avec l’inspiration et on s’en détache avec l’expiration de sorte à se maintenir comme suspendu au-dessus des pensées dans un seul et même mouvement jusqu’à revenir pleinement dans la conscience de sa respiration, visualisation ou pensée orientée (Amour, Paix ou Bienveillance).
4. Il existe également un Mantra très puissant qui permet de lâcher prise sur la pensée, il se nomme, « Je m’en fou ». C’est surprenant et cela peut paraître ridicule mais se dire qu’on n’accorde aucun intérêt à la pensée qui passe permet de prendre de la distance avec elle, tout en restant bienveillant à son égard.

La Méditation commence là où toutes tentatives de compréhension et d’analyse s’arrêtent. Méditer, c’est rentrer dans une compréhension intuitive des choses qui apparaissent insolubles au mental ordinaire. Voilà pourquoi, il est nécessaire de lâcher prise sur toutes les pensées. Arrêter de vouloir comprendre amène la compréhension et arrêter de vouloir maitriser ses pensées amène, le lâcher prise et la distance. Arrêter de vouloir trouver une solution permet une vision plus globale et approfondie du problème lui-même.