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Témoignage Vidéo – Martine

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Ecoutez et partagez les témoignages de ces personnes qui partiquent la méditation en entreprise. Ils racontent leurs expériences, leurs prises de conscience et leurs transformations.

La méditation n’a jamais eu pour vocation à se sentir mieux mais à traverser les épreuves et les défis du quotidien les yeux et l’esprit ouverts sur le monde. Cyril Léger (Fondateur de Mindtouch)

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Mindtouch.ch * La Méditation en entreprise

 

 

Témoignage vidéo – Karine

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Témoignage vidéo – Stefka

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Les 5 clés de la réussite du travail en équipe par Google

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Il aura fallut de très nombreuses heures de travail à Julia Rozovsky (Analyste au sein des Ressources Humaines) et son équipe chez Google pour comprendre l’efficacité et la réussite de certaines équipes comparées à d’autres.

La méditation développe la bienveillance qui est une écoute à soi et aux autres, une gentilesse non feinte et créatrice d’opportunité de bien faire, de volonté d’accomplir ensemble quelque chose d’important.

Retrouvez l’article complet : https://rework.withgoogle.com/blog/five-keys-to-a-successful-google-team/

Former les managers à la Bienveillance

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La bienveillance au travail, est une réalité qui ne peut plus être ignorée et est un tournant important pour les entreprises qui souhaitent rester orientées vers l’avenir.

Il est certes difficile d’imaginer le terme bienveillance associé au mot travail mais il est important de comprendre que le Bien-être en entreprise même si c’est encore aujourd’hui une option, sera bientôt obligatoire simplement à cause des coûts qu’engendrent les burn-out, les bore-out, les dépressions et l’absentéisme prolongé et répété qui sont de plus en plus importants et ne sont pas seulement assumés par les entreprises mais également par l’ensemble de la communauté.

Les managers et chefs/fes d’entreprise qui imaginent que la bienveillance fait perdre en autorité ne se trompent pas car elle est remplacée par le respect et la responsabilité. Ces deux valeurs emmènent bien plus loin les entreprises qui ont accepté le changement. Nous savons qu’il existe deux données qui restent intrinsèques au monde de l’entreprise, c’est que le changement est perpétuel et la nécessité de s’adapter.

Seulement, lorsque l’humain n’est pas suffisamment acteur dans le changement et dans la façon de s’adapter, il périclite formidablement sous le poids de la pression qui est vécu comme un tourbillon qu’il ne peut maitriser puisqu’il n’a aucune possibilité d’y participer.

La Bienveillance au travail s’acquière par une pratique régulière de la méditation. Il faut reconnaître le courage des dirigeants et managers qui s’engagent sur ce chemin car ils ne font pas qu’apporter le bien-être dans l’entreprise, ils participent aussi à la réussite de l’éco-système régional.

Nourrir le bonheur au quotidien

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bonheur au quotidienIl est important de commencer cet article en expliquant que même si nous pouvons éditer tout un tas de pratiques, d’exercices ou de protocoles reconnus favorisant pleinement le bien-être au quotidien, ce que l’on nomme comme étant le bonheur est en réalité la joie intérieure. Elle commence avant tout par un état d’esprit et non par la mise en place de pratiques à répéter dans l’espoir de changer de vie.

Cependant, nous pouvons avec un entraînement simple et quotidien améliorer notre relation à notre environnement personnel et professionnel. C’est le début d’une écologie de l’être, une écologie intérieure qui prend en compte toutes les formes de nourritures absorbées. Lorsque nous ne décidons pas de la nourriture qui nous convient, nous absorbons celle que les autres imaginent bonne pour nous et c’est à ce moment précis que commence un état de « soumission » à l’environnement qui nous fait perdre notre capacité à agir sur notre vie et à créer notre destinée.

Il y a 3 catégories de nourritures sur lesquelles nous pouvons nous rendre sensible et agir ensuite.

Nourritures physiques, organiques : Se nourrir sainement, avec des aliments locaux, cela signifie avec des aliments qui ont eu un contact avec le producteur. Il ne s’agit pas seulement de manger bio car aujourd’hui une grande partie de la nourriture de type bio est industrialisée. Il est donc préconisé de favoriser une alimentation de proximité fraiche et biologique de préférence pour votre santé.

Manger permet d’acquérir l’énergie nécessaire pour répondre à ses propres besoins et à ceux pour lesquels nous nous mettons en activité.

Ajouter à cela une activité physique de marche à pied plus volontiers dans la campagne, un parc ou une forêt plutôt qu’en ville afin de pouvoir laisser votre regard se perdre dans l’horizon ou se poser sur la nature car cela dynamise et apaise profondément notre Nature intérieure.

Nourritures émotionnelles : Nous passons la plupart de notre journée à aimer et à détester les choses du quotidien comme se lever le matin, aller au travail lorsqu’il pleut, rentrer à la maison quand il fait déjà nuit mais aussi concernant les gens et les événements. Cette façon de relationner avec son environnement émotionnel pollue l’atmosphère générale. Nous vivons ainsi dans un nuage pollué par tous et c’est cela qui est propice à la maladie comme l’explique Joël de Rosnay dans une conférence donnée sur l’épigénétisme, à la fois pour soi-même mais puisque nous vivons dans un monde où nous sommes continuellement en relation cela porte aussi à conséquence pour les autres.

Eviter de rentrer en réaction émotionnelle par l’observation de ses émotions est le seul moyen de défusionner avec elles et d’apprendre à se positionner différemment dans les relations. Cela change véritablement la nature des contacts avec soi-même et avec les autres. Cela dit, il est important de noter que si vous arrivez à observer l’émotion lorsqu’elle vous traverse, c’est que vous n’êtes pas l’émotion. Notez bien qu’elle relate la réalité de ce que vous ressentez dans l’instant mais non de ce que vous êtes véritablement puisque si vous étiez l’émotion elle-même, vous ne pourriez pas l’observer.

Nourritures intellectuelles : La nourriture intellectuelle est assez facile à définir puisque provenant des lectures, des spectacles, des visites dans les musées, des voyages, des émissions de radios et de la télévision. Plus nous sommes nourris d’informations qui élèvent notre culture, qui nous demandent de nous interroger et de développer notre sens critique de la réflexion, plus il est possible de sortir de nos croyances et de renouveler nos pensées.

Albert Einstein disait : Il est plus difficile de détruire un atome qu’une croyance ».

La difficulté réelle réside dans la capacité à comprendre d’où proviennent nos croyances et d’observer comment elles influent par le biais des pensées sur nos expériences. Les croyances se forgent par notre éducation familiale, sociale et universitaire, elles sont donc le fruit de ces expériences. Le mélange de tous ces apprentissages éducatifs, moraux et ces codes sociaux vont formater la manière dont nous pensons. Ainsi, lorsque j’entretiens une croyance comme « pas de bonheur possible sans argent » Qu’est-ce que cela signifie vraiment pour moi ? D’où est-ce que je tiens cette information ? Comment définit-elle certains de mes agissements au quotidien ?

De cette façon, nous obtenons une sorte de cartographie détaillée du logiciel intérieur qui nous conditionne et de la façon dont il manipule nos actions. Chaque croyance doit être remise en question, non pas pour l’éliminer, sauf si nous ressentons qu’elle a sur nous-même des effets néfastes mais afin de les faire progresser.

La méditation va permettre de créer un espace pour vivre dans le présent en se libérant du poids du passé et celui de l’avenir incertain. Il est utile de comprendre et reconnaître que le passé est une création de notre mémoire qui utilise des bribes d’informations et de sensations passées pour reformer la cadre d’une expérience qui n’existe plus. Tandis que le futur, est une projection de nos peurs ou de nos succès passés que nous souhaiterions voir se rejouer. Le passé et le futur n’existent pas réellement et ne sont possibles que dans la littérature ou le cinéma. Seul le présent est vrai mais et réel. Méditer, c’est vivre dans l’instant présent et cela libère des pensées négatives à notre sujet et offre la possibilité de découvrir l’essentiel.

L’essentiel est ce rapport intime que nous avons avec la vie et de sa raison d’être à travers notre existence. C’est notre point de repère, ce à quoi nous pouvons à chaque instant nous accrocher dans les moments difficiles. Si l’essentiel est généralement constitué de nos buts et rêves dans la vie, il n’implique pas nécessairement le bien-être des autres. Cependant, il est très aisé de comprendre que toute réussite personnelle n’a aucun intérêt si elle ne peut être partagée. L’essentiel est donc ce que nous pouvons partager et c’est la relation qui offre cela. C’est là que nous pouvons pousser le curseur un peu plus loin et comprendre qu’être bien avec soi dans le but d’être mieux avec sa famille, ses amis(es), ses collègues et le monde offre des perspectives de changements bien plus importants.

Lorsque nous projetons notre bien-être, non pas comme un but mais comme le moyen d’être mieux avec l’ensemble de la nature et des Hommes (bien que ces deux termes ne devraient pas être distincts) cela aura pour effet d’améliorer profondément la relation avec soi-même et les autres. Cela nous fait entrer dans le dépassement de soi, la transcendance qui est une source de Joie inépuisable.

5 pratiques à tester pour rester connecté à l’essentiel :

  1. Manger sainement, c’est acquérir l’énergie nécessaire afin de nourrir l’essentiel en soi.
  2. Marcher dans la nature le plus souvent possible pour relationner avec l’essentiel.
  3. Méditer pour connaître, comprendre et s’imprégner de l’essentiel.
  4. Vivre dans le présent est la seule façon de vivre l’essentiel.
  5. Observer ses émotions et ressentis pour être plus proche de l’essentiel.

Joël de Rosnay explique en 3 minutes l’Epigénétisme.

Méditation en pleine rue

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La mode est à la méditation, elle a pour but de permettre à chacun de sortir du bruit ambiant et de permettre une re-connexion intérieure offrant aux pratiquants un calme et une paix profonde qui ensuite se distribuent dans tous les espaces de la vie.

Sa démocratisation est si forte que les entreprises n’offrant pas ce service amènent les collaborateurs à l’extérieur des bureaux pour méditer à l’heure du déjeuner.

Et vous… Quand commencez-vous ? Voici 2 minutes de bonheur offert par Good Vibrations Australia

Pourquoi devrais-je marcher ?

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marche 4Si la méditation offre le maintien d’une sensation de paix intérieure, d’un esprit clair par des pensées et émotions contrôlées, la marche permet de mettre en mouvement et d’aligner le corps avec l’esprit. C’est une respiration où l’on inspire avec la méditation et l’on expire avec la marche. Ces deux mouvements n’en font alors plus qu’un seul et redonnent à ceux qui pratiquent la marche une qualité de vie dans l’instant.

Marcher, c’est rentrer à nouveau contact avec la nature, l’espace et l’horizon et paradoxalement cette connexion vers l’extérieur développe un profond bien-être intérieur. Notre corps étant à la fois minéral, végétal et animal, il n’est pas étonnant que la marche en forêt, dans un parc, pied nu dans l’herbe, au bord d’un lac ou de la mer soit à la fois aussi vitalisante et apaisante.

Il ne s’agit pas seulement de marcher pour faire fonctionner ses muscles mais d’observer pendant la marche une certaine conscience à la vie foisonnante qui nous entoure, être présent à la beauté du ciel, des nuages, des arbres, des fleures, des oiseaux, des insectes comme à soi-même. Observez comment votre respiration tout en marchant lentement harmonise l’espace intérieur et extérieur.

Alors la marche devient un voyage et nous transforme car c’est ensuite avec ce qui nous reste du lien, que nous avons tissé avec cet environnement que nous abordons notre journée de travail, nos collègues, nos amis(es) et notre famille.

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Pourquoi devrais-je marcher?
« La marche est le meilleur remède pour l’homme ». Cette phrase, supposément prononcée par Hippocrate il y a deux mille ans, s’applique encore plus de nos jours. Elle est surtout vraie pour les sociétés industrialisées. Les nouvelles technologies n’ont pas seulement transformé notre manière de travailler, mais ont encore plus profondément influencé nos habitudes de vie en réduisant l’effort physique nécessaire pour accomplir la plupart des activités quotidiennes (à l’exception des sports).
Nous pouvons nous adonner à la marche pour le plaisir, mais aussi pour améliorer notre santé en l’intégrant à notre routine quotidienne. On ne peut pas surestimer les nombreux avantages de la marche puisqu’ils sont appuyés par des preuves scientifiques solides.*
* « Physical Activity and Health: A Report of the Surgeon General. US Department of Health and Human Services, 1996
* « National Service Framework for Coronary Heart Disease. UK Department of Health, 2000

Quels sont les bienfaits de la marche pour la santé?
Marcher régulièrement agit directement sur les appareils circulatoire et locomoteur :
• en réduisant le risque de maladies du coeur et d’accident vasculaire cérébral;
• en faisant baisser la tension artérielle;
• en diminuant le taux de cholestérol sanguin;
• en augmentant la densité osseuse, ce qui prévient l’ostéoporose;
• en atténuant les conséquences négatives de l’arthrose;
• en soulageant les maux de dos.

Marcher régulièrement améliore aussi l’état de santé général et la longévité. Selon le rapport du Directeur du département de la Santé des États-Unis, les marcheurs vivent plus longtemps et ils ont une meilleure qualité de vie.

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Amélioration de la condition physique
Marcher régulièrement signifie marcher quotidiennement, ou au moins quelques fois par semaines, pendant au moins 30 minutes. Marcher régulièrement, tout comme les autres activités physiques douces et modérées qui font appel au corps en entier, peut grandement améliorer votre capacité aérobique et votre fonction cardiorespiratoire. De plus, lorsque vous marchez régulièrement, vous réduisez les risques de :
• Se fracturer la jambe ou la main en tombant, car les os sont plus solides.
• Se blesser, car les articulations ont une meilleure amplitude de mouvement et les muscles sont plus flexibles.

Amélioration du contrôle du poids
Votre poids reflète l’équilibre entre les calories que vous absorbez en mangeant et les calories que vous dépensez lors de vos activités physiques quotidiennes. En marchant pendant 30 minutes, vous parcourez une distance de 2,0 à 2,5 km et vous brûlez environ 125 calories (520 kilojoules). Cela peut sembler peu, mais si vous marchez cinq jours par semaine pendant un an, vous dépensez plus de 32 000 calories, ce qui brûle plus de 5 kg de gras. De plus, les dernières découvertes scientifiques montrent que la marche procure encore plus de bienfaits si vous brûlez un minimum de 2 000 calories par semaine en marchant (environ 8 heures de marche par semaine).

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Amélioration de la santé mentale
La marche, surtout quand vous marchez en bonne compagnie et dans un endroit agréable, réduit la dépression et l’anxiété. De plus, les marcheurs sont souvent de bons dormeurs.

Amélioration du processus de guérison
La marche lente est souvent recommandée aux gens qui souffrent de différents troubles de santé.
Au début, vous ne ferez peut-être que de courtes distances, mais, si vous persévérez, vous pourrez rapidement augmenter la distance et accélérer votre guérison.

Sources : Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail

Quelle pratique de Méditation choisir ?

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Moyan Brenn2Chaque semaine un nouvel article apparaît sur les bienfaits de la méditation. La progression des neurosciences rend à la fois à la méditation ses lettres de noblesse mais l’enferme aussi dans une perspective purement technique qui ne relate pas la réalité de la méditation. Nous entendons parler d’une multitude de techniques différentes alors comment savoir celle qui nous convient ?

Dans ce contexte où l’information est globalisée, il est difficile de faire la part des choses et de comprendre ce qu’est concrètement la méditation, quelles sont les étapes et vers quoi cela nous emmène-t-il ?

Il y a tout d’abord un contexte historique qu’il ne faut pas négliger car elle inscrit au départ la méditation dans un cadre philosophique, anthroposophique et spirituel qui permet de comprendre son évolution. C’est dans le Rig-Véda, le plus ancien livre indien rapporté à ce jour (environs 1500 ans avant JC) qu’est apparu pour la première fois le mot yoga dont la signification rapporte le principe d’union, ce qui unifie, amène à l’unité entre l’esprit et la matière, entre l’âme et son corps.

C’est cependant dans le grand livre du Mahabharata (La grande guerre des Bharata) qui relate de façon imagée toutes les dualités intérieures éprouvées en chaque homme, qu’apparaît la Bhagavad-Gita (Le Chant du Seigneur) un poème central épique offrant les 4 voies traditionnelles du yoga permettant la complète libération de l’individu.

Le Yoga est tout d’abord un état d’esprit, un état de l’être duquel toutes les attitudes physiques, émotionnelles et mentales sont déduites. Le Yoga exprime la façon dont l’intégralité de l’être est consacré à ce qu’il fait dans l’instant car il se laisse inspirer et guider par sa nature fondamentale.

Des maîtres ont traduits chacune des étapes par des yogas spécifiant ainsi toutes les marches de la conscience en partant du plan physique du corps par ses habitudes, ses comportements, les relations émotionnelles et affectives, l’intellect et les pensées jusqu’aux plans les plus élevés d’une Conscience unique et pure du mental s’exerçant au travers chacune des formes vivantes que la nature offre à nos yeux. Ils ont ainsi balisé la voie laissant toujours libre l’expérience que chacun ferait sur le chemin.

Les 4 voies traditionnelles du yoga

Jnana-yoga : Est la connaissance du soi par l’observation des pensées, des émotions et des comportements physiques.

Bhakti-yoga : Est l’épanouissement émotionnel comme un chemin vers la libération

Karma-yoga : Est le développement de notre attitude face aux événements que nous créons et ceux plus larges que la vie provoque.

Raja-yoga : Est le yoga intégral qui par sa pratique de la concentration permet de se fondre avec l’objet de la méditation jusqu’au point où plus aucune perturbation ne peut détourner l’esprit et ainsi faire l’expérience de la contemplation puis de l’illumination. (les termes de contemplation et illumination n’appartiennent pas seulement au Raja Yoga, ils sont aussi utilisés dans d’autres techniques).

Beautiful-Buddha

L’Asie centrale a vu plusieurs époques se définir en fonction des évolutions spirituelles. Le Védisme, il y a -3000 ans donnera naissance plus tard au Brahmanisme puis à l’Hindouisme en 400 avant JC. Le Prince Siddhartha vécu entre le 5ème et le 6ème siècle avant JC. De par sa pratique intense et dévouée, il atteignit l’illumination et devenu le Bouddha, il donna naissance au bouddhisme en Inde qui est une synthèse très importante du Yoga de l’époque.

Les deux premiers yogas à avoir été délivrés comme cadeau à l’humanité sont le Hatha yoga comprenant un certain nombre de postures physiques, très pratiqué en Occident et le Raja yoga. Ils sont comme les deux faces d’une même pièce. Bien que le Hatha yoga ne fasse pas partie des 4 voies traditionnelles, il a cependant pour but de préparer le corps physiquement à la méditation Raja Yoga. Il est dit que le Hatha avait pour mission de montrer aux hommes comment emprunter le début du chemin et que le Raja indiquait le retour jusqu’au point où se retrouvent le début et la fin du cercle.

Le Hatha yoga propose souvent une courte méditation, allongée sur le sol pour ses pratiquants après les exercices de postures en fin de séance ou assis en tailleur pour la débuter. Cette méditation, plus proche de la relaxation profonde est une des premières étapes essentielles sans laquelle tout accès à un état méditatif serait impossible.

yoga

De nos jours, en ayant laïcisé la pratique de la méditation, celle-ci obtient un second souffle. Certainement parce que l’époque à laquelle nous vivons demande de réinstaller un ordre plus naturel centré sur des nécessités humaines et sociales.

Qu’est-ce que la méditation ? Il ne faut pas confondre méditation et technique de méditation. Les techniques de méditation sont des exercices à répéter journalièrement afin d’apprendre à utiliser le corps physique, les émotions et le mental proprement. Chaque fois que nous n’utilisons pas l’un de ces outils physiques correctement, des maladies apparaissent. Nous allons voir qu’il est possible de donner autant de définitions à la méditation qu’il existe de pratique.

Elles sont comme les branches d’un seul et même arbre. Chacune va permettre de faire naître un état d’unité physique puis émotionnelle, puis mental et enfin spirituel. Le terme spirituel ne signifie pas que ce soit religieux ou dogmatique ou en dehors des préoccupations contemporaines. Bien au contraire, la dimension spirituelle inclut une perception causale des événements du quotidien et y intègre une forme de compréhension à la fois globale ou collective et individuelle qui donne du sens à notre existence.

Pour exemple, la famille incarne physiquement la dimension spirituelle dans laquelle l’individu construit et déploie sa raison d’être. De la même façon la Nation incarne physiquement la dimension spirituelle dans laquelle chaque famille construit et déploie sa raison d’être et l’Humanité incarne physiquement la dimension spirituelle dans laquelle chaque Nation construit et déploie sa raison d’être en corrélation avec les aspects de la famille et ceux propres à l’individu.

Déployer dans sa vie une expression libre de son être est la dimension spirituelle dont il est question présentement. Nous pourrions dire d’une autre façon qu’exercer son talent, son don est l’expression spirituelle de l’homme.

La méditation est l’état d’être de notre Nature fondamentale qui observe à travers chaque sens la vie et en fait l’expérience. Chaque expérience fait progresser la conscience que nous avons de nous-même.

D’un point du vue anthroposophique, l’individu dans sa progression s’est déconnecté de la nature et a perdu la raison essentielle de son existence, certainement parce qu’il évolue et que cette connexion demande à être réajustée perpétuellement. A défaut de s’être ajusté correctement, des dualités intérieures fortes et profondes naissent provoquant la souffrance et tous les défauts poussés par la puissance de l’ego tels que sont la peur, la tristesse, la frustration, la colère, la vanité, l’égoïsme, etc…

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Par conséquent, plus cette connaissance de soi-même s’accroît, plus nous apprenons à ajuster nos pensées, nos émotions et notre comportement en fonction des événements auxquels nous sommes confrontés, de sorte à se reconnecter à ces lois qui organisent l’univers dans lesquels, par lesquels et à travers desquels la nature tout entière se manifeste et dont nous sommes une partie intégrante.

Chaque technique de méditation contient à la fois les sagesses développées par celle qui la précède et invite à une nouvelle expansion de conscience du pratiquant. Elles sont un peu comme des poupées russes se contenant les unes dans les autres et accompagnant consciencieusement à chaque instant de vie cette croissance infinie.

C’est pour cette raison que nous entendons à chaque fois des discours qui semblent contradictoires concernant la méditation. Certains vous diront qu’il faut méditer les yeux ouverts, d’autres les yeux fermés, certains vous diront qu’on peut méditer en faisant la vaisselle tandis que d’autres vous diront qu’il faut arrêter faire toute activité physique et mentale. Certains encore diront qu’il est préférable de méditer allongé tandis que d’autres affirmeront qu’elle se pratique en marchant ou assise en lotus et d’autres sur une chaise. Même si à bien les regarder, toutes ces indications semblent se contredire, tout ce qui est mentionné ici est vrai.

Chaque technique appartient à un niveau de conscience permettant de faire l’expérience de celui-ci. Il n’y a pas de meilleure technique que celle qui vous semble juste pour vous. Il est cependant important de rester à l’écoute de son corps afin de comprendre quand une technique n’est plus appropriée à son besoin d’expérience. Chacun de nous grandis, il est donc naturel de voir sa technique évoluer aussi et même de changer complètement. Si on médite depuis un certain nombre d’années et que plus rien ne se passe en matière d’expérience, c’est certainement qu’il est temps de changer de technique ou de la faire évoluer.

Il est aussi important de noter que toutes les écoles se réclamant d’un courant ou d’un maître ont développé leurs techniques et spécificités propres. Pour exemple, la méditation bouddhiste contient de très nombreuses variantes entre les écoles tibétaines, indiennes, japonaises, thaïlandaise, coréennes et cambodgiennes. Il est donc inutile de croire qu’une technique est meilleure qu’une autre, elles éclairent toutes la voie de l’unité entre Esprit et matière. Chacune traite du même message à un degré différent et est adapté en fonction du terrain culturel et géographique sur lequel elle s’est répandue.

Les techniques de méditation : voici quelques exemples représentatifs des courants actuels pratiqués.

Pour ceux qui souhaitent apprendre à calmer leur corps, à reprendre contact avec les sensations physiques et à observer toutes les manifestions du corps, des émotions et de l’intellect. Techniques introspectives : Ces techniques sont un accès pour ceux qui recherchent des bénéfices à la méditation telle que la réduction du stress, l’amélioration du sommeil, de la concentration, la réduction des souffrances psychiques et le renforcement du système immunitaire.

Méditation Osho : Cette pratique vient d’un maître qui porte ce même nom et qui avait pour habitude de demander à ses participants de gesticuler leur corps dans tous les sens pendant de longues minutes afin de « libérer l’animalité en soi ». Cette pratique offre la possibilité de calmer puissamment le corps physique afin de le rendre disponible pour une observation calme et apaisée.

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Mindfulness (MBSR) : C’est une technique développée par un médecin dans le but de rendre accessible la méditation pour le corps médical et le système éducatif car ces deux corporations sont soumises à des risques professionnels importants dû à leur activité pour l’une avec des personnes malades et dans un cadre hospitalier très réglementé et pour l’autre avec des enfants et qui également répond à une forte réglementation. Cette technique, principalement orientée vers la respiration et l’observation du corps physique permet de réduire le stress et invite à reconnaître tout ce qui est vivant et présent dans l’instant.

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Méditation Transcendantale (MT) : Cette technique développée par le Maître Maharishi Mahesh Yogi est basée sur la répétition d’un mantra (phrase clé ou sacrée) permettant de rentrer dans un état de transe baptisée « éveil au repos » et produisant un relâchement des tensions et un état physiologique réordonné. Cette pratique réduit également le stress et ouvre l’esprit à la reliance de tous les êtres vivants.

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Bakti Yoga : Cette pratique est indiquée pour ceux qui ont besoin de faire de leurs émotions des amies. Elle vise principalement à reconnaître et développer la Joie comme état d’unité intérieure qui amène une libération dans les choix et les événements du quotidien. En plus de réduire aussi le stress et tous les risques physiologiques des maladies, elle enseigne l’unité dans l’instant.

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Pour ceux qui souhaitent une technique de développement personnel basée sur l’apprentissage de l’intelligence émotionnelle. Techniques alliant introspection et concentration : Ces techniques sont dédiées à ceux qui cherchent à dépasser la souffrance psychologique personnelle en développant les qualités fondamentales de l’être humain. Cela permet d’appréhender une vie sous l’angle de l’interdépendance avec l’environnement. Le Zazen propose une différence qui passe par la déconstruction des croyances que nous percevons de notre nature profonde permettant de se reconstruire depuis une perception absolue du vide ou non-être.

Méditation Tibétaine : Cette pratique de la méditation vise à mettre fin aux souffrances générées par les pulsions et passions intérieures. Elle vise le développement des qualités humaines telles que la compassion, la bienveillance et l’altruisme comme moyen d’expression de l’être humain car elles sont le fondement qui constitue tout être vivant. La pratique tibétaine libère des peurs mais aussi des attachements au passé que nous tentons de répliquer sur le futur que nous souhaiterions voir radieux. De ce fait, nous avons des attentes et à cause de celles-ci, nous tentons continuellement de rester en maitrise de tous les événements de la vie courante qui ont pour conséquence de fatiguer grandement la tête et le corps qui deviennent sujet aux maladies.

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Méditation Zazen : Le but de cette technique de méditation est la même que pour la méditation tibétaine mais sa pratique diverge. Elle se conduit devant un mur de préférence de sorte à chercher à ne plus rentrer en contact avec quelques perturbations que ce soit. Cela consiste à rester simplement assis sans but, ni profit aucun dans une grande concentration. Cette technique enseigne à complètement libérer son mental concret ou intellect  de l’enfermement que les sollicitations quotidiennes provoquent.

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Dans ces deux techniques, on commence par l’observation pour finir vers la concentration.

Pour ceux qui souhaitent développer une technique intégrale cherchant à s’accomplir dans but transpersonnel. Technique basée sur la concentration uniquement : Cette technique de méditation sert à créer des formes pensées nouvelles agissantes en interdépendance avec l’ensemble de la nature. Elle est dédiée à ceux qui cherchent une libération psychologique basée sur une compréhension collective dans laquelle l’individu affirme et manifeste pleinement sa créativité dans un rapport de bienveillance avec l’ensemble de la nature.

Raja Yoga : Cette technique, aussi appelé Yoga Royal ou Yoga Intégral est basée sur la concentration et cherche principalement à fusionner avec lobjet de la méditation. Cette pratique prenant compte à la fois de l’aspect groupe et individuel convient très bien aux entreprises recherchant l’intelligence collective. Cette pratique offre des perspectives d’unités de groupe dans laquelle chaque individu s’épanouit et s’accomplit au service d’une vision co-créée par l’ensemble le constituant.

Elle est dite intégrale car elle a pour conséquence de permettre d’agir et de réparer les outils du corps physique, émotionnel et mental pendant qu’ils sont utilisés. Ce serait comme réparer sa voiture en même temps qu’elle continue de rouler et de nous emmener à destination. Elle se définit aussi comme la technique de l’action permettent de se laisser agir par l’état inspiré de la méditation.

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Comment choisir la technique qui nous convient ? Il n’est pas nécessaire de commencer la méditation par une technique particulière ou celle qui se trouve ici en début de liste. En fonction des informations mentionnées ci-avant, vous pourrez déterminer par vous-mêmes quelle approche vous attire le plus. Très souvent,  c’est un peu l’inverse qui se produit et nous sommes plutôt choisis par une technique de méditation par le biais de personnes qui nous en parlent, de livres qui nous sautent aux yeux dans une vitrine ou que l’on nous prête. Laissez les coïncidences faire le travail, écoutez-vous et faites-vous confiance dans linstant. Toutes les écoles proposent des sessions découvertes alors soyez curieux et écoutez ce que vous dicte votre voix intérieure.

Conclusion

Bien sûr, cette liste des techniques n’est pas exhaustive mais vous permettra néanmoins de savoir vers quel genre de méditation vous diriger. Il faut aussi prendre toutes les informations mentionnées ici avec parcimonie, ce n’est pas un essai sur la méditation et le but n’est pas d’enfermer chacune de ces pratiques dans des cases mais de comprendre comment elles se complètent dans une intelligence merveilleuse les unes avec les autres. 

La méditation est une expérience, le mieux est encore de passer à l’action et se laisser rencontrer avec enthousiasme. Si elle ne vous convient pas, passez à autre chose et si l’expérience est positive alors pourquoi ne pas continuer ?

 

La souffrance au travail

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Voici un article avec des chiffres édifiants concernant la souffrance au travail en Suisse.

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Les Suisses souffrent de plus en plus au travail. Une évolution qui affecte non seulement la productivité du pays, mais aussi la santé de la population. Et malgré les cris d’alarme lancés par les spécialistes, le mal reste largement occulté par les milieux politiques et économiques.

Avec un taux de chômage de 3,2%, une place enviée de championne du monde de la compétitivité et une dette publique quasiment inexistante, la Suisse fait figure d’ovni au milieu d’une Europe en plein marasme. Réputés assidus à la tâche et attachés à la valeur du travail, les Suisses tiennent à préserver leur modèle économique.

Mais la médaille a également son revers: plus d’un tiers des Suisses se disent surmenés au travail, un chiffre en augmentation de 7% sur dix ans, selon le secrétariat d’Etat à l’économie (SECO). Le stress chronique et ses conséquences sur la santé (dépression, burnout, maladies cardio-vasculaires, problèmes musculo-squelettiques, etc.) font grimper le taux d’absentéisme et induisent des effets négatifs sur la productivité.

Selon des estimations jugées crédibles par le SECO, les coûts pourraient s’élever à 10 milliards de francs par année pour les entreprises et la collectivité. Dans un rapport publié en 2010, l’Office fédéral de la statistique met le doigt sur la forte exposition des travailleurs aux risques dits psychosociaux, qui ont désormais pris le pas sur les risques physiques: 41% des personnes interrogées disent ressentir de fortes tensions psychiques au travail.

Une situation qui se dégrade

Ces études sont encore loin de cerner la véritable ampleur du problème, soulignent pourtant les spécialistes. «La situation est critique depuis une dizaine d’années mais elle s’est encore empirée depuis 2008», affirme Brigitta Danuser, directrice de l’Institut universitaire de santé au travail de Lausanne.

Psychiatre genevois spécialisé en médecine du travail, Davor Komplita est de plus en plus sollicité: «J’observe une aggravation à la fois quantitative et qualitative du phénomène. L’état clinique des personnes qui viennent consulter est souvent déjà très dégradé. Ce constat est également fait par mes collègues, qu’ils soient spécialistes ou généralistes».

La pression du rendement et de la concurrence, la précarisation, la généralisation du travail en bureau «open space», les conflits entre collègues, tout comme l’exigence de disponibilité allant de pair avec les innovations technologiques sont souvent cités pour expliquer cette croissance de la dégradation de la santé liée au travail.

En parallèle, près d’un actif sur deux souffre d’hyper-investissement émotionnel au travail, révèle une récente étude internationale. «Notre société est tout entière organisée autour du travail. S’y réaliser est devenu une obligation, souligne Brigitta Danuser. Pourtant, contrairement à ce que prétendent les employeurs, seuls 10 à 20% des postes le permettent réellement.» Une situation qui engendre frustration et déception et qui peut entraîner des syndromes d’épuisement professionnel.

Les psychiatres estiment que c’est l’organisation même du travail qui est devenue pathogène. «En seulement une ou deux générations, nous avons obtenu des libertés individuelles et la reconnaissance de droits humains comme jamais auparavant. Mais paradoxalement, les rapports au travail sont devenus de plus en plus verticaux, autoritaires. Cela s’observe dans le privé, mais encore plus dans les administrations et les services publics», souligne Davor Komplita.

La Suisse à la traîne

Quelles que soient les causes du malaise dans le monde du travail, la Suisse n’est aujourd’hui pas armée pour y faire face. «Notre pays compte en tout et pour tout 150 médecins du travail, la plupart spécialisés dans les risques physiques classiques (intoxication, cancers, etc.). Selon le plan global d’action de l’OMS, chaque employé devrait avoir accès à un service de consultation de santé au travail. En Suisse, on est encore très loin du compte», explique Brigitta Danuser. Pour pallier à cette carence, l’Institut universitaire de santé au travail a ouvert l’année dernière un centre de consultation, sur le modèle de ce qui se fait en France depuis une dizaine d’années. «Nous avons déjà des listes d’attente. Cela prouve que nous répondons à un réel besoin.»

Bien que les Romands soient un peu plus sensibles à la problématique, influencés notamment par la médiatisation des suicides au sein de l’entreprise France Telecom, Brigitta Danuser ne décèle pas de différences culturelles majeures entre les régions  du pays. «C’est un problème suisse. L’Allemagne dispose par exemple d’une structure en médecine du travail très élaborée». Brigitta Danuser pointe du doigt un monde du travail très libéral, dans lequel «la souffrance appartient à la sphère privée et relève du tabou dans l’espace public».

Les interventions parlementaires déposées sur le sujet ces dix dernières années se comptent sur les doigts d’une main. «En France, c’est l’assemblée nationale qui a décidé de créer un organe de médecine du travail, explique Davor Komplita. C’est donc un acte purement politique. Malheureusement, en matière de santé publique, la Suisse pense uniquement en termes individuels et budgétaires. Pourtant, la santé est une richesse et source de profits pour les entreprises».

La réglementation fédérale est d’ailleurs quasiment muette sur les risques psychosociaux, qui ne sont pas reconnus comme des maladies professionnelles par la SUVA, la caisse nationale d’assurance des accidents du travail. «On a réglé le problème en estimant tout simplement qu’il n’existait pas», soutient Davor Komplita.

Les entreprises accusées

La privatisation de la souffrance au travail s’observe dans la multiplication des cliniques spécialisées dans la prise en charge du burnout. «C’est très bien de traiter les personnes, d’essayer de leur rendre goût à la vie. Mais lorsque quelqu’un est victime d’un traumatisme de guerre, on va s’attaquer à la racine du problème, et pas seulement proposer des balades en forêt. Cela vaut aussi pour le travail», affirme Brigitta Danuser.

Du côté des entreprises, les efforts réalisés ces dernières années ne convainquent pas non plus les spécialistes de la santé. Certes, les séminaires de motivation, de stimulation d’esprit d’équipe ou de coaching personnel fleurissent. Mais pour quel résultat? «Les effets ne durent pas et la collégialité est mise aux oubliettes dès qu’il s’agit de savoir à qui sera attribué un poste», relève Brigitta Danuser. Davor Komplita est plus sévère: «C’est une façon d’impliquer et de fragiliser encore davantage les individus en les contraignant à se normaliser dans le système.»

Pour Davor Komplita, les méthodes de management modernes, basées sur la concurrence et l’insécurité, se retournent contre l’entreprise: «Elle obtient un gain de productivité apparent, mais est perdante au final. Les gens se taisent, ne sont plus solidaires de la qualité globale de la production et changent rapidement d’emploi, ce qui engendre une perte considérable de savoir-faire. Pour faire fonctionner des procédures de plus en plus détaillées, mais souvent irréalisables, il faut mobiliser des ressources qui ont pour nom la solidarité, le zèle, la créativité et l’investissement subjectif. Aujourd’hui, beaucoup de travailleurs ont jeté l’éponge».

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Troubles psychosociaux

Les troubles psychosociaux liés au travail se manifestent sous plusieurs formes:

Le stress chronique résulte d’un déséquilibre entre des contraintes perçues par un individu et les ressources qu’il a pour y faire face. Les sollicitations permanentes, les interruptions constantes du travail, la quantité d’informations à gérer ou les nouvelles technologies sont des facteurs de stress.

Le burn-out découle d’une situation de stress prolongé et se manifeste par un épuisement physique, mental ou émotionnel. Le bore-out ou syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui résulte du manque de travail, de l’ennui et de l’absence de satisfaction dans le cadre professionnel.

On parle de présentéisme lorsque l’employé, angoissé par l’idée de perdre son emploi, se rend au travail coûte que coûte. Selon certains spécialistes, le coût engendré par la baisse de productivité liée à ce syndrome serait plus important que celui généré par l’absentéisme.

Les neurobiologistes reconnaissent l’hyper-investissement émotionnel  comme une tendance obsessionnelle entrant dans le cadre des addictions comportementales. Il se traduit notamment par un intense désir de réussir et une peur excessive de l’échec, sans qu’il y ait forcément de grands enjeux.

Les personnes concernées par ces troubles manifestent des insomnies, une fatigue aigüe, une forte irritabilité, une colère rentrée, une posture cynique à l’égard du travail ou de la société. Les symptômessomatiques sont nombreux: maladies cardio-vasculaires, maux de tête ou de dos, problèmes digestifs, articulaires ou sexuels, états allergiques, cancers, infections ORL, etc.

Le stress en chiffres

Entre 2000 et 2010, le nombre de personnes souffrant de stress chronique est passé de 26,6% à 34,4%, selon une étude du secrétariat d’Etat à l’économie. Quant à la proportion de travailleurs qui ne se sentent jamais ou peu stressés, elle a chuté à 12,2% contre 17,4% dix ans plus tôt.

Les auteurs de l’étude n’ont constaté aucune différence selon la branche économique, le groupe professionnel ou le sexe. Par contre, le nombre de jeunes travailleurs stressés (entre 15 et 34 ans) est plus élevé que la moyenne.

Les experts estiment que la grande majorité des consultations chez les généralistes (plus de 90%) sont conditionnées par le stress. 

Selon une étude de Promotion Santé Suisse, l’employé stressé est moins productif, occasionnant des pertes pouvant aller jusqu’à 8000 francs par année.

Cet article a été réalisé et publié en mai 2012 par Samuel Jaberg que vous pouvez retrouver en cliquant sur swissinfo.